Kūlolo — gâteau de taro et coco
Un gâteau dense, brun et lustré, mêlant taro râpé et crème de noix de coco, lentement cuit au four de terre jusqu'à caraméliser en surface. Naturellement sucré par le coco (et parfois le jus de canne), fondant comme une pâte de fruits, légèrement fumé.
Un gâteau dense, brun et lustré, mêlant taro râpé et crème de noix de coco, lentement cuit au four de terre jusqu'à caraméliser en surface. Naturellement sucré par le coco (et parfois le jus de canne), fondant comme une pâte de fruits, légèrement fumé.
Voici une douceur que, petite fille, je n'avais pas le droit de goûter : la chair de coco était fermée aux femmes par le kapu. Aujourd'hui je la partage avec toi sans crainte. On râpe le taro, on le noie de crème pressée de la noix de coco, puis on enferme le tout dans les feuilles de ti et la terre cuit ce gâteau toute la nuit, jusqu'à ce qu'il brunisse et devienne ferme comme du miel durci. C'est lourd et sucré, c'est un présent qu'on offre aux hôtes de marque — et désormais, aux femmes aussi.
- •Taro râpé (kalo) — une grande quantité râpée (base du gâteau)
- •Crème de noix de coco (waiū niu) — le lait pressé de plusieurs noix (liant et sucre naturel)
- •Jus de canne à sucre (kō) — un trait, facultatif (douceur d'appoint)
- •Feuilles de ti (lāʻī) — de quoi tapisser (moule et parfum à l'imu)
Kūlolo — gâteau de taro et coco
Un gâteau dense, brun et lustré, mêlant taro râpé et crème de noix de coco, lentement cuit au four de terre jusqu'à caraméliser en surface. Naturellement sucré par le coco (et parfois le jus de canne), fondant comme une pâte de fruits, légèrement fumé.
Pourquoi ce plat ? La noix de coco, comme le porc, fut longtemps kapu aux femmes ; en l'abolissant, Kaʻahumanu ouvrit aux Hawaïennes le monde des douceurs au coco. Le kūlolo, gâteau dense de taro et de crème de coco cuit à l'imu, comptait parmi les mets précieux que l'on présentait lors des grandes réunions et que l'on offrait en signe de respect — une douceur digne d'une cour.
Voici une douceur que, petite fille, je n'avais pas le droit de goûter : la chair de coco était fermée aux femmes par le kapu. Aujourd'hui je la partage avec toi sans crainte. On râpe le taro, on le noie de crème pressée de la noix de coco, puis on enferme le tout dans les feuilles de ti et la terre cuit ce gâteau toute la nuit, jusqu'à ce qu'il brunisse et devienne ferme comme du miel durci. C'est lourd et sucré, c'est un présent qu'on offre aux hôtes de marque — et désormais, aux femmes aussi.
Ingrédients (version d’époque)
- Taro râpé (kalo) — une grande quantité râpée (base du gâteau)
- Crème de noix de coco (waiū niu) — le lait pressé de plusieurs noix (liant et sucre naturel)
- Jus de canne à sucre (kō) — un trait, facultatif (douceur d'appoint)
- Feuilles de ti (lāʻī) — de quoi tapisser (moule et parfum à l'imu)
Ingrédients
- Taro râpé finement — 500 g (base du gâteau)
- Crème de coco épaisse — 400 ml (liant et sucre naturel)
- Sucre de canne complet (facultatif) — 60 g (ajuster la douceur)
- Pincée de sel — 1 pincée (relever)
Préparation
- Râper finement le taro cru (avec des gants), puis le mélanger à la crème de coco, au sucre éventuel et à la pincée de sel jusqu'à obtenir une pâte épaisse.
- Verser dans un moule tapissé de feuilles de ti/bananier ou simplement beurré.
- Cuire au four à 175 °C pendant 1 h 15 à 1 h 30, jusqu'à ce que le dessus soit pris, doré et légèrement caramélisé.
- Laisser refroidir complètement : le kūlolo se raffermit en une pâte dense que l'on coupe en cubes.
- Servir en petits carrés, à température ambiante.
Comment on faisait : À l'imu, le kūlolo cuisait des heures, parfois toute une nuit, enfermé dans les feuilles de ti : la chaleur douce et la fumée concentraient les sucres du taro et du coco en une masse brune et lustrée. C'était un mea ʻono, une « bonne chose », mets de prestige des fêtes et présent d'honneur. La canne à sucre, introduite par les premiers Polynésiens, se mâchait surtout crue mais pouvait sucrer les préparations.
Le twist contemporain : Coupé en dés et passé une minute au gril pour re-caraméliser, puis poudré de coco torréfié : un « fondant taro-coco » qui tient tête à n'importe quel brownie.
Sources : Rachel Laudan, The Food of Paradise (1996)
Ka'ahumanu · Charactorium
