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Makhan-Mishri (beurre frais et sucre candi)
Pourquoi ce plat ? C'est LE mets de Krishna : enfant à Vrindavan, il chapardait le beurre frais que les gopis (laitières) venaient de baratter, d'où son surnom de Makhan Chor. Le beurre encore tiède, parsemé de cristaux de sucre, est resté son offrande la plus tendre.
Du beurre fraîchement baratté, non salé, simplement mêlé de mishri (sucre candi en cristaux) qui croque sous la dent. Une bouchée d'enfance, douce et fondante, qu'on offre encore aujourd'hui aux statuettes de Krishna bébé.
Approche, n'aie pas peur de moi. Vois ce pot que Mère Yashoda croyait avoir bien caché en haut, suspendu hors de portée — moi et mes amis bouviers, nous grimpions en pyramide pour y plonger les doigts, et le beurre coulait sur nos mentons rieurs. Prends-en une noix encore tiède, écrase-la d'un grain de sucre, et laisse-la fondre : voilà toute la douceur des pâturages de Vrindavan dans une seule bouchée. Mange, et souris comme nous souriions sous les kadamba.
- •Crème de lait de vache (malai) — le dessus de plusieurs pots de lait (matière à baratter)
- •Sucre candi (mishri) — une poignée de cristaux (douceur croquante)
Makhan-Mishri (beurre frais et sucre candi)
Du beurre fraîchement baratté, non salé, simplement mêlé de mishri (sucre candi en cristaux) qui croque sous la dent. Une bouchée d'enfance, douce et fondante, qu'on offre encore aujourd'hui aux statuettes de Krishna bébé.
Pourquoi ce plat ? C'est LE mets de Krishna : enfant à Vrindavan, il chapardait le beurre frais que les gopis (laitières) venaient de baratter, d'où son surnom de Makhan Chor. Le beurre encore tiède, parsemé de cristaux de sucre, est resté son offrande la plus tendre.
Approche, n'aie pas peur de moi. Vois ce pot que Mère Yashoda croyait avoir bien caché en haut, suspendu hors de portée — moi et mes amis bouviers, nous grimpions en pyramide pour y plonger les doigts, et le beurre coulait sur nos mentons rieurs. Prends-en une noix encore tiède, écrase-la d'un grain de sucre, et laisse-la fondre : voilà toute la douceur des pâturages de Vrindavan dans une seule bouchée. Mange, et souris comme nous souriions sous les kadamba.
Ingrédients (version d’époque)
- Crème de lait de vache (malai) — le dessus de plusieurs pots de lait (matière à baratter)
- Sucre candi (mishri) — une poignée de cristaux (douceur croquante)
Ingrédients
- Crème entière très froide — 50 cl (à monter en beurre)
- Eau glacée — 1 bol (rincer le beurre)
- Sucre candi (mishri) ou gros sucre brun — 2 c. à soupe (garniture croquante)
Préparation
- Fouettez la crème très froide (batteur ou pot fermé secoué énergiquement) jusqu'à ce qu'elle dépasse le stade chantilly et se sépare en grains de beurre + babeurre.
- Égouttez le babeurre (gardez-le pour la recette de chaas !).
- Rassemblez le beurre, rincez-le à l'eau glacée en le pressant jusqu'à ce que l'eau ressorte claire : il se conserve mieux.
- Façonnez une petite boule, posez-la dans un bol, parsemez généreusement de cristaux de sucre candi.
- Servez aussitôt, à température, pour que le beurre reste fondant.
Comment on faisait : Dans l'Inde ancienne, le beurre se faisait en barattant le yaourt ou la crème dans une jarre de terre à l'aide d'un bâton-baratte (mathani) tendu d'une corde qu'on tirait alternativement. Le beurre obtenu était mangé frais ou fondu en ghee pour la conservation. Le sucre, tiré de la canne native du sous-continent, était cristallisé en mishri.
Le twist contemporain : Servez la boule de beurre sur une feuille de bananier avec un éclat de sucre candi ambré et une pincée de cardamome moulue, façon amuse-bouche « voleur de beurre ».
Krishna · Charactorium