La carte de Lydia Cabrera
Quimbombó au porc (inspiré des mets offerts à Changó)
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Comida de santo — plat afro-cubain associé aux orishas, ici servi à la table familiale

Quimbombó au porc (inspiré des mets offerts à Changó)

OffrandeÉvocation🧂 🍄moyen1 h 15
Comida de santo — plat afro-cubain associé aux orishas, ici servi à la table familiale

Quimbombó au porc (inspiré des mets offerts à Changó)

Pourquoi ce plat ? Dans El Monte, Cabrera a consigné les aliments que la tradition associe aux orishas : le quimbombó (gombo) compte parmi les mets liés à Changó, dieu du tonnerre. Le gombo, plante venue d'Afrique, est le fil végétal entre les deux rives qu'elle a passé sa vie à relier. Recette présentée ici en hommage culinaire, librement inspirée — non comme reproduction d'un rite sacré.

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Comida de santo — plat afro-cubain associé aux orishas, ici servi à la table familiale

Ragoût de gombos et de porc lié par le sofrito, où l'okra rend ce velouté légèrement filant qui nappe le riz blanc. Doux, vert, profondément réconfortant.

Le quimbombó, voyez-vous, n'est pas un légume comme un autre dans la mémoire afro-cubaine : on le tient pour cher à Changó, le maître du tonnerre, et mes informants ne le préparaient jamais à la légère. Moi, je vous en livre la version de la table, celle qui se mange en famille : on fait fondre le porc dans le sofrito, on ajoute les gombos coupés, et l'on remue avec mesure pour garder ce liant soyeux qui fait toute sa nature. Servez-le sur du riz blanc, bien chaud. Et sachez que derrière ce plat humble se tient tout un océan traversé.
Lydia Cabrera
Ingrédients
  • Quimbombó (gombos) fraisune jatte (légume signature, liant)
  • Porc en morceauxun bon morceau (viande)
  • Oignon, ail, poivron, tomateà volonté (sofrito)
  • Jus de citron vert ou orange amèreun filet (couper le mucilage)
  • Riz blancpour servir (accompagnement)
  • Saindoux, selselon (cuisson, assaisonnement)
Comment on faisait : Apporté par la traite depuis l'Afrique de l'Ouest, le gombo s'est implanté dans toutes les Caraïbes. Dans la santería étudiée par Cabrera, certains aliments 'appartiennent' à un orisha précis ; les présenter relève d'un savoir rituel transmis oralement. La version domestique, elle, circule librement dans les cuisines créoles.

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