La carte de Martha Beckwith
fish in pickle — poisson en saumure vinaigrée à conserver

Poisson escovitch des marchés jamaïcains

ConservationDocumentée🍋 🌶️moyen40 min (hors repos)

Du poisson frit jusqu'au croustillant, recouvert d'un vinaigre vif où ont mijoté oignon, piment scotch bonnet et grains de piment de la Jamaïque. L'acide 'cuit' le poisson une seconde fois et le préserve : il se mange froid, le lendemain encore meilleur.

fish in pickle — poisson en saumure vinaigrée à conserver

Du poisson frit jusqu'au croustillant, recouvert d'un vinaigre vif où ont mijoté oignon, piment scotch bonnet et grains de piment de la Jamaïque. L'acide 'cuit' le poisson une seconde fois et le préserve : il se mange froid, le lendemain encore meilleur.

Sur les chemins de l'île, là où l'on me contait les ruses d'Anansi l'araignée, j'ai goûté ce poisson que les femmes du marché préparaient à l'avance. On le fait frire bien doré, puis on le couvre tout chaud d'un vinaigre où chantent l'oignon, le poivre de la Jamaïque et ce petit piment qui mord. Ainsi traité, il se garde sans glace par la grande chaleur, et chaque jour qui passe le rend meilleur. C'est la nourriture des gens qui marchent, et des conteurs qui n'ont pas le temps de cuisiner deux fois.
Martha Beckwith
Ingrédients
  • Poisson entier (vivaneau)selon la pêche (base)
  • Vinaigrede quoi recouvrir (conservation et acidité)
  • Piment scotch bonnet1 à 2 (feu)
  • Oignon2 (aromate)
  • Piment de la Jamaïque (pimento/allspice)une poignée de grains (épice signature de l'île)
  • Selselon le goût (assaisonnement)
Comment on faisait : L'escovitch descend de l'escabèche ibérique, apportée dans les Caraïbes : faute de réfrigération, la friture suivie d'un bain de vinaigre acide était une vraie technique de conservation sous les tropiques. Le piment de la Jamaïque (allspice), endémique de l'île, en est la note locale incontournable.
Sources : Martha Warren Beckwith, Black Roadways: A Study of Jamaican Folk Life, 1929 · Martha Warren Beckwith, Jamaica Anansi Stories, 1924