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Poires au vin et au miel
Pourquoi ce plat ? La médecine médiévale tenait la poire crue pour froide et indigeste, mais cuite au vin et aux épices chaudes, pour un remède qui « réchauffe l'estomac ». Mets de réconfort pour Mélusine la fée, dont la part secrète et douloureuse appelait baume et douceur.
Des poires pochées dans un vin épicé au miel, à la cannelle et au gingembre, jusqu'à devenir fondantes et pourpres. Servies tièdes en fin de repas pour aider la digestion.
Il est une tristesse en moi que nul festin n'apaise — celle de la fée qui ne peut tout à fait être femme. Aux soirs de mélancolie, je me fais cuire ces poires dans le vin chaud, avec miel et cannelle, jusqu'à ce qu'elles prennent couleur de grenat et fondent sous la dent. Les physiciens disent que la poire crue refroidit le ventre, mais ainsi confite, elle réchauffe et console. Mangez-en tiède, et songez en silence à celle qui vous l'offre.
- •Poires fermes — autant qu'il faut (fruit poché)
- •Vin — de quoi couvrir (bain de cuisson)
- •Miel — à discrétion (douceur)
- •Cannelle — un bâton (épice chaude)
- •Gingembre — une pincée (chaleur médicinale)
Poires au vin et au miel
Des poires pochées dans un vin épicé au miel, à la cannelle et au gingembre, jusqu'à devenir fondantes et pourpres. Servies tièdes en fin de repas pour aider la digestion.
Pourquoi ce plat ? La médecine médiévale tenait la poire crue pour froide et indigeste, mais cuite au vin et aux épices chaudes, pour un remède qui « réchauffe l'estomac ». Mets de réconfort pour Mélusine la fée, dont la part secrète et douloureuse appelait baume et douceur.
Il est une tristesse en moi que nul festin n'apaise — celle de la fée qui ne peut tout à fait être femme. Aux soirs de mélancolie, je me fais cuire ces poires dans le vin chaud, avec miel et cannelle, jusqu'à ce qu'elles prennent couleur de grenat et fondent sous la dent. Les physiciens disent que la poire crue refroidit le ventre, mais ainsi confite, elle réchauffe et console. Mangez-en tiède, et songez en silence à celle qui vous l'offre.
Ingrédients (version d’époque)
- Poires fermes — autant qu'il faut (fruit poché)
- Vin — de quoi couvrir (bain de cuisson)
- Miel — à discrétion (douceur)
- Cannelle — un bâton (épice chaude)
- Gingembre — une pincée (chaleur médicinale)
Ingrédients
- Poires fermes (conférence, à défaut williams) — 4 (fruit poché)
- Vin rouge — 50 cl (cuisson)
- Miel — 4 c. à soupe (douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Gingembre frais — 2 rondelles (chaleur)
- Clou de girofle — 2 (parfum (facultatif))
Préparation
- Éplucher les poires en gardant la queue. Porter le vin à frémissement avec le miel et les épices.
- Y plonger les poires et pocher à feu doux 20 à 30 min, en les retournant, jusqu'à ce qu'elles soient tendres et teintées.
- Retirer les poires, faire réduire le vin de moitié en un sirop épicé.
- Napper les poires de sirop et servir tièdes, l'épice retirée.
Comment on faisait : La cuisine médiévale était indissociable de la médecine des humeurs : on cuisait les fruits « froids » avec des épices « chaudes » (cannelle, gingembre) pour les équilibrer. Les poires cuites au vin figurent dans plusieurs recueils. Le sucre raffiné restait rare ; le miel adoucissait. Aucun fruit du Nouveau Monde ici : seulement la poire, l'épice importée et le vin du pays.
Le twist contemporain : Servir avec une cuillère de fromage frais fouetté au miel pour rappeler les fromages de la table noble, et nommer le dessert « Larmes de Mélusine ».
Sources : Le Ménagier de Paris (v. 1393)
Mélusine · Charactorium





