Pain d'épices au miel de Namur
Un pain dense au miel et aux épices (gingembre, cannelle, anis), parfumé et de longue conservation, hérité des traditions des pays mosans dont Blanche était originaire.
Un pain dense au miel et aux épices (gingembre, cannelle, anis), parfumé et de longue conservation, hérité des traditions des pays mosans dont Blanche était originaire.
Ce pain de miel, je l'avais connu enfant, dans mon pays de Namur, là où les épiciers savent marier le miel aux poudres d'Orient. Quand le mal du pays me prenait dans ces contrées de neige, j'en faisais préparer, et son parfum de gingembre me ramenait aux foires de chez moi. On dit aussi qu'une bouchée après un grand repas apaise l'estomac — j'y ai toujours cru, et jamais mon ventre ne m'a démentie. Gardez-en : il se conserve longtemps et ne perd rien de sa douceur.
- •Miel — abondant (sucre et liant, signature)
- •Farine de seigle ou de froment — à consistance (base)
- •Gingembre en poudre — une bonne pincée (épice)
- •Cannelle — une pincée (épice)
- •Anis — une pincée (épice)
- •Eau ou lait — un peu (humidité)
Pain d'épices au miel de Namur
Un pain dense au miel et aux épices (gingembre, cannelle, anis), parfumé et de longue conservation, hérité des traditions des pays mosans dont Blanche était originaire.
Pourquoi ce plat ? Née comtesse de Namur, Blanche emporta vers le Nord le goût flamand pour les douceurs au miel et aux épices. Le pain d'épices, dont la tradition prospérait dans les pays mosans, se mangeait autant par plaisir que comme réconfort digestif après les repas riches — un fragment de son pays natal sur la table scandinave.
Ce pain de miel, je l'avais connu enfant, dans mon pays de Namur, là où les épiciers savent marier le miel aux poudres d'Orient. Quand le mal du pays me prenait dans ces contrées de neige, j'en faisais préparer, et son parfum de gingembre me ramenait aux foires de chez moi. On dit aussi qu'une bouchée après un grand repas apaise l'estomac — j'y ai toujours cru, et jamais mon ventre ne m'a démentie. Gardez-en : il se conserve longtemps et ne perd rien de sa douceur.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — abondant (sucre et liant, signature)
- Farine de seigle ou de froment — à consistance (base)
- Gingembre en poudre — une bonne pincée (épice)
- Cannelle — une pincée (épice)
- Anis — une pincée (épice)
- Eau ou lait — un peu (humidité)
Ingrédients
- Miel — 250 g (signature)
- Farine de seigle (ou moitié seigle, moitié froment) — 300 g (base)
- Gingembre en poudre — 1 c. à café (épice)
- Cannelle — 1 c. à café (épice)
- Anis vert moulu — 1/2 c. à café (épice)
- Bicarbonate (substitut moderne du levain) — 1 c. à café (levée)
- Lait ou eau tiède — 10 cl (humidité)
Préparation
- Faites tiédir le miel jusqu'à ce qu'il devienne bien liquide.
- Mélangez la farine, les épices et le bicarbonate dans un saladier.
- Versez le miel tiède et le lait, et travaillez jusqu'à obtenir une pâte épaisse et homogène.
- Versez dans un moule à cake chemisé et laissez reposer 30 minutes.
- Enfournez à 160 °C pendant 45 à 55 minutes ; vérifiez la cuisson avec une lame qui doit ressortir propre.
- Laissez refroidir et patientez idéalement un jour avant de déguster : le parfum n'en est que meilleur.
Comment on faisait : Les pains de miel épicés, ancêtres du pain d'épices, étaient répandus dans l'Europe médiévale, notamment dans les pays mosans et germaniques où ils relevaient du métier d'épicier. On les levait au levain (le bicarbonate est un substitut moderne) et on leur prêtait des vertus digestives, ce qui les rangeait à mi-chemin entre la douceur et le remède. Leur richesse en miel et en épices en faisait des produits de garde et de luxe.
Le twist contemporain : Servez-le en fines tranches grillées avec un soupçon de beurre demi-sel — le Namurois rencontre la Baltique au petit-déjeuner.
Blanche de Namur · Charactorium