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Électuaire de coing au miel et au gingembre
Pourquoi ce plat ? Alice Kyteler fut accusée de manier philtres, herbes et fioles — la limite était floue, à l'époque, entre la dame de maison qui prépare ses remèdes et la « sorcière ». L'électuaire de coing, confiture médicinale réputée bonne pour la digestion, illustre ce savoir des herbes et conserves qu'on lui prêtait, sans rien d'occulte.
Une pâte épaisse de coings cuits au miel, parfumée de gingembre et de cannelle — à la fois douceur de fin de repas et remède digestif réputé, conservé en pot pour l'hiver.
On me prête des fioles et des poudres, et l'on murmure que je connais trop bien les simples — qu'on murmure ! Voici mon plus grand secret : du coing cuit lentement dans le miel, avec gingembre et cannelle, jusqu'à ce qu'il prenne en pâte épaisse. J'en garde un pot dans mon coffre, et j'en donne une cuillerée à qui a l'estomac lourd. Si c'est là sorcellerie, alors toutes les dames de bien sont sorcières.
- •Coings — plusieurs (fruit de base)
- •Miel — à parts égales avec le coing (sucrant et conservateur)
- •Gingembre — une pincée (épice digestive)
- •Cannelle — une pincée (épice)
Électuaire de coing au miel et au gingembre
Une pâte épaisse de coings cuits au miel, parfumée de gingembre et de cannelle — à la fois douceur de fin de repas et remède digestif réputé, conservé en pot pour l'hiver.
Pourquoi ce plat ? Alice Kyteler fut accusée de manier philtres, herbes et fioles — la limite était floue, à l'époque, entre la dame de maison qui prépare ses remèdes et la « sorcière ». L'électuaire de coing, confiture médicinale réputée bonne pour la digestion, illustre ce savoir des herbes et conserves qu'on lui prêtait, sans rien d'occulte.
On me prête des fioles et des poudres, et l'on murmure que je connais trop bien les simples — qu'on murmure ! Voici mon plus grand secret : du coing cuit lentement dans le miel, avec gingembre et cannelle, jusqu'à ce qu'il prenne en pâte épaisse. J'en garde un pot dans mon coffre, et j'en donne une cuillerée à qui a l'estomac lourd. Si c'est là sorcellerie, alors toutes les dames de bien sont sorcières.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings — plusieurs (fruit de base)
- Miel — à parts égales avec le coing (sucrant et conservateur)
- Gingembre — une pincée (épice digestive)
- Cannelle — une pincée (épice)
Ingrédients
- Coings — 1 kg (fruit)
- Miel — 400 g (sucrant et conservateur)
- Gingembre moulu — 1 c. à café (épice)
- Cannelle moulue — 1/2 c. à café (épice)
- Eau — 20 cl (cuisson)
Préparation
- Peler, épépiner et couper les coings en morceaux.
- Les cuire avec l'eau à couvert jusqu'à ce qu'ils s'écrasent (~30 min), puis les réduire en purée.
- Ajouter le miel et les épices, cuire à feu doux en remuant souvent.
- Poursuivre jusqu'à ce que la pâte épaississe et se détache du fond de la casserole (~40 min).
- Verser dans un pot ébouillanté, laisser prendre puis conserver au frais.
Comment on faisait : Les électuaires — préparations sucrées au miel mêlées d'épices « chaudes » — appartenaient à la médecine médiévale fondée sur les humeurs : on mangeait le coing au miel pour « réchauffer » et « resserrer » l'estomac. La frontière entre cuisine, conserve et remède domestique était poreuse, et ce savoir féminin des simples nourrit les accusations de sorcellerie de l'époque.
Le twist contemporain : Servir comme une pâte de coing à trancher, avec un fromage affiné, ou en fine cuillerée sur un porridge — clin d'œil au remède devenu gourmandise.
Alice Kyteler · Charactorium





