La carte de Ovide
Globi au miel et au pavot
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mensae secundae — douceurs de fin de banquet

Globi au miel et au pavot

FestifDocumentée🍯moyen45 min
mensae secundae — douceurs de fin de banquet

Globi au miel et au pavot

Pourquoi ce plat ? Poète des plaisirs et des banquets élégants qu'il décrit dans l'Art d'aimer, Ovide a fréquenté la société raffinée de Rome où l'on terminait la cena par des douceurs nappées de miel. Ces beignets ronds ouvraient les mensae secundae, ce moment de fête où la poésie et le vin coulaient.

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mensae secundae — douceurs de fin de banquet

Petites boules de semoule et de fromage frais, frites puis roulées dans le miel chaud et le pavot. Un dessert festif que Caton décrit déjà, croustillant dehors, fondant dedans.

Ah, le doux moment où, les plats ôtés, on apporte le miel ! Crois-en un poète qui sait le prix des plaisirs : on pétrit le fromage frais avec la fine fleur de far, on roule de petites boules, on les plonge dans la graisse bouillante jusqu'à ce qu'elles dorent comme un soir d'été. Puis on les baigne de miel et on les saupoudre de pavot — et là, lecteur, la langue elle-même se met à composer des vers. À ma table, c'est ainsi qu'on prolongeait la nuit.
Ovide
Ingrédients
  • Fromage frais (caillé)à parts égales avec la farine (liant fondant)
  • Fine fleur de far (semoule d'épeautre)à parts égales (structure)
  • Mielgénéreusement (enrobage sucré)
  • Graines de pavotune pincée (garniture)
  • Graisse ou huile pour frireun bain (cuisson)
Comment on faisait : Caton l'Ancien décrit les globi dans son De Agricultura : on les façonnait avec du fromage et de la semoule, on les frisait dans la graisse chaude, puis on les enduisait de miel et on les parsemait de pavot. C'était une douceur de fête, ancêtre de nos beignets.
Sources : Caton l'Ancien, De Agricultura, 79

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