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Thria, feuilles de figuier farcies au festin des noces
Pourquoi ce plat ? Pandore est conduite en épouse à Épiméthée au milieu d'un banquet où dieux et mortels se mêlent. Pour une telle noce mythique, on servait les mets raffinés des festins : ces petits paquets de feuilles de figuier farcis de bouillie et de fromage, attestés sous le nom de thria, étaient un plaisir des grandes tables.
Des feuilles de figuier garnies d'une farce d'orge, de fromage, d'œuf et d'herbes, parfumées au garum, ficelées puis cuites à l'huile. Un mets de fête tendre et parfumé.
Pour mes noces, les Immortels avaient tout préparé, mais laisse-moi te montrer les thria, que j'aime entre tous. Cueille les feuilles tendres du figuier, celles du sommet ; enferme dedans la bouillie d'orge, le fromage frais, l'œuf battu et trois gouttes de cette saumure de poisson dont raffolent les convives. Lie chaque paquet d'un fil de lin, fais-les dorer dans l'huile chaude. À table, on les déliait avec des doigts gourmands, entre deux coupes de vin coupé d'eau — et l'on oubliait, un soir, tous les maux du monde.
- •Feuilles de figuier tendres — une douzaine (enveloppe parfumée)
- •Bouillie d'orge cuite — un bol (base de farce)
- •Fromage frais de chèvre — une part (liant, goût)
- •Œufs — deux (liaison)
- •Garum (saumure de poisson) — quelques gouttes (signature umami)
- •Miel — un filet (équilibre)
- •Huile d'olive — pour la cuisson (saisie)
Thria, feuilles de figuier farcies au festin des noces
Des feuilles de figuier garnies d'une farce d'orge, de fromage, d'œuf et d'herbes, parfumées au garum, ficelées puis cuites à l'huile. Un mets de fête tendre et parfumé.
Pourquoi ce plat ? Pandore est conduite en épouse à Épiméthée au milieu d'un banquet où dieux et mortels se mêlent. Pour une telle noce mythique, on servait les mets raffinés des festins : ces petits paquets de feuilles de figuier farcis de bouillie et de fromage, attestés sous le nom de thria, étaient un plaisir des grandes tables.
Pour mes noces, les Immortels avaient tout préparé, mais laisse-moi te montrer les thria, que j'aime entre tous. Cueille les feuilles tendres du figuier, celles du sommet ; enferme dedans la bouillie d'orge, le fromage frais, l'œuf battu et trois gouttes de cette saumure de poisson dont raffolent les convives. Lie chaque paquet d'un fil de lin, fais-les dorer dans l'huile chaude. À table, on les déliait avec des doigts gourmands, entre deux coupes de vin coupé d'eau — et l'on oubliait, un soir, tous les maux du monde.
Ingrédients (version d’époque)
- Feuilles de figuier tendres — une douzaine (enveloppe parfumée)
- Bouillie d'orge cuite — un bol (base de farce)
- Fromage frais de chèvre — une part (liant, goût)
- Œufs — deux (liaison)
- Garum (saumure de poisson) — quelques gouttes (signature umami)
- Miel — un filet (équilibre)
- Huile d'olive — pour la cuisson (saisie)
Ingrédients
- Feuilles de figuier (ou de vigne en saumure, rincées) — 12 (enveloppe)
- Semoule d'orge ou boulgour cuit — 200 g (base de farce)
- Fromage de chèvre frais — 150 g (liant)
- Œufs — 2 (liaison)
- Sauce de poisson (colatura / nuoc-mâm) ou anchois écrasés — 1 c. à café (signature umami (substitut du garum))
- Miel — 1 c. à café (équilibre)
- Huile d'olive — 3 c. à soupe (cuisson)
- Menthe et fenouil ciselés — 1 c. à soupe (fraîcheur)
Préparation
- Ébouillanter brièvement les feuilles de figuier pour les assouplir, éponger.
- Mélanger l'orge cuite, le fromage, les œufs, la sauce de poisson, le miel et les herbes en farce souple.
- Déposer une cuillère de farce sur chaque feuille, replier en petit paquet et ficeler au fil de cuisine.
- Dorer les paquets dans l'huile chaude 2 min par face, puis couvrir et cuire 8 min à feu doux.
- Servir tièdes, fil retiré, avec un trait de miel et un quartier de citron (ou de verjus pour rester d'époque).
Comment on faisait : Les thria sont mentionnés par les auteurs comme un plat de farce enveloppée de feuilles de figuier. Le garum, saumure de poisson fermentée, était le condiment-roi du monde gréco-romain, apportant l'umami là où nous mettrions du sel. Aux banquets, le vin était toujours coupé d'eau — boire pur passait pour barbare.
Le twist contemporain : Dresser en « bouchées déliées » sur ardoise, fil de lin coupé devant le convive, avec une émulsion miel-anchois en pointillé.
Pandore · Charactorium





