retournerPullum oxyzomum, poulet au garum et aux herbes pour la cena patricienne
Pullum oxyzomum, poulet au garum et aux herbes pour la cena patricienne
Pourquoi ce plat ? Patrice de l'Empire, trois fois consul, Aetius siégeait aux banquets de Ravenne où se jouait le sort de l'Occident. À ces tables, un plat de volaille parfumé au garum et aux épices d'Orient affirmait le rang et le raffinement — un terrain aussi décisif que le champ de bataille.
Inspiré des recettes d'Apicius, ce poulet mijote dans une sauce où le garum rencontre le vinaigre, le miel et un bouquet d'épices et d'herbes. Aigre-doux et profond, c'est le genre de mets qui faisait la réputation d'une table romaine fortunée.
À Ravenne, on ne juge pas un homme seulement à ses victoires, mais à ce qu'il sert sur sa table. Pour mes hôtes, je faisais mijoter la volaille dans le garum, le vin et le miel, relevée de livèche, de coriandre et d'une pointe de poivre venu des confins de l'Orient. On verse la sauce brûlante sur la chair tendre, et l'on parle d'Empire le gobelet à la main. Que le palais soit conquis avant que les mots ne commencent.
- •Jeune poulet (pullus) — un, en morceaux (viande noble)
- •Garum — un bon trait (umami salé)
- •Vin blanc et un peu de vinaigre — un gobelet (acidité)
- •Miel — une cuillerée (douceur d'équilibre)
- •Livèche, coriandre, menthe séchée — à la main (herbes aromatiques)
- •Poivre, graines de cumin — pilées (épices d'Orient)
- •Huile d'olive — généreuse (cuisson)
Pullum oxyzomum, poulet au garum et aux herbes pour la cena patricienne
Inspiré des recettes d'Apicius, ce poulet mijote dans une sauce où le garum rencontre le vinaigre, le miel et un bouquet d'épices et d'herbes. Aigre-doux et profond, c'est le genre de mets qui faisait la réputation d'une table romaine fortunée.
Pourquoi ce plat ? Patrice de l'Empire, trois fois consul, Aetius siégeait aux banquets de Ravenne où se jouait le sort de l'Occident. À ces tables, un plat de volaille parfumé au garum et aux épices d'Orient affirmait le rang et le raffinement — un terrain aussi décisif que le champ de bataille.
À Ravenne, on ne juge pas un homme seulement à ses victoires, mais à ce qu'il sert sur sa table. Pour mes hôtes, je faisais mijoter la volaille dans le garum, le vin et le miel, relevée de livèche, de coriandre et d'une pointe de poivre venu des confins de l'Orient. On verse la sauce brûlante sur la chair tendre, et l'on parle d'Empire le gobelet à la main. Que le palais soit conquis avant que les mots ne commencent.
Ingrédients (version d’époque)
- Jeune poulet (pullus) — un, en morceaux (viande noble)
- Garum — un bon trait (umami salé)
- Vin blanc et un peu de vinaigre — un gobelet (acidité)
- Miel — une cuillerée (douceur d'équilibre)
- Livèche, coriandre, menthe séchée — à la main (herbes aromatiques)
- Poivre, graines de cumin — pilées (épices d'Orient)
- Huile d'olive — généreuse (cuisson)
Ingrédients
- Cuisses et pilons de poulet — 6 morceaux (viande)
- Sauce de poisson (substitut du garum) — 2 cuillères à soupe (umami)
- Vin blanc sec — 150 ml (déglaçage)
- Vinaigre de vin — 1 cuillère à soupe (acidité)
- Miel — 1 cuillère à soupe (douceur)
- Coriandre fraîche + livèche (ou céleri-branche) — 1 petit bouquet (herbes)
- Cumin moulu et poivre noir — 1 cuillère à café chacun (épices)
- Huile d'olive — 3 cuillères à soupe (cuisson)
Préparation
- Faire dorer les morceaux de poulet dans l'huile d'olive sur toutes leurs faces, puis réserver.
- Dans la même cocotte, jeter le cumin et le poivre, laisser parfumer 30 secondes.
- Déglacer au vin blanc et au vinaigre, ajouter le miel et la sauce de poisson.
- Remettre le poulet, couvrir et laisser mijoter 35 minutes à feu doux.
- Ajouter les herbes ciselées en fin de cuisson, laisser réduire la sauce quelques minutes à découvert.
- Servir nappé de sa sauce aigre-douce, avec du pain pour saucer.
Comment on faisait : Le livre De re coquinaria attribué à Apicius regorge de sauces où s'équilibrent le garum (salé-umami), le vinaigre ou le verjus (acide) et le miel (sucré). Les Romains aisés raffolaient de ces accords aigre-doux et utilisaient des épices importées à grands frais — poivre d'Inde, nard, livèche — comme marqueurs de richesse. La volaille élevée à domicile était un mets de choix sans être du grand gibier.
Le twist contemporain : Dressé sur une purée d'orge et nappé de sa sauce réduite en glaçage brillant, sous le nom de « poulet du Patrice » — un clin d'œil au titre suprême d'Aetius.
Sources : Apicius, De re coquinaria, livre VI (Aves)
Aetius · Charactorium





