Le vivre de campagne — la viande qui voyage sous la tente
Lanières de cerf séchées au sel et aux herbes
VoyageÉvocation🧂 🍄facile30 min (+ 12 h de salaison et 5 h de séchage)
De fines lanières de cerf frottées de sel et d'herbes, séchées jusqu'à devenir fermes et concentrées en goût. Légères, inaltérables, elles se glissent dans les bagages et se mâchent en selle. Le vivre de l'armée franque sur les routes d'Italie.
Le vivre de campagne — la viande qui voyage sous la tente
De fines lanières de cerf frottées de sel et d'herbes, séchées jusqu'à devenir fermes et concentrées en goût. Légères, inaltérables, elles se glissent dans les bagages et se mâchent en selle. Le vivre de l'armée franque sur les routes d'Italie.
Quand je marche vers les monts au-delà desquels m'attendent les Lombards, je n'emporte pas ma rôtisserie ni mes valets. J'emporte ceci : la chair du cerf que l'on a frottée de gros sel, parfumée d'herbes, puis pendue à sécher au vent jusqu'à ce qu'elle devienne dure et savoureuse. Sous la tente, le soir, j'en romps un morceau comme un soldat parmi mes soldats — il ne pourrit pas, il tient des semaines, et il rappelle à mes hommes le goût des forêts de chez nous. Voilà comment un roi nourrit son armée sans alourdir ses chariots.
Ingrédients
- •Chair de cerf maigre — en lanières (viande à conserver)
- •Gros sel — en abondance (conservation)
- •Sarriette, livèche, baies de genièvre — à la main (parfum, antiseptique)
Comment on faisait : Avant le froid moderne, on conservait la viande par salaison, fumage et séchage — techniques vitales pour nourrir une armée en mouvement. Les campagnes carolingiennes, qui menaient les Francs jusqu'en Italie, reposaient sur des vivres légers et durables. Le sel, denrée précieuse et taxée, était au cœur de toute conservation.