La carte de Renart
Chapon rôti à la sauce cameline, le rôt de la Cour du Roi Noble
retourner
Rost et sauce (service des rôtis)

Chapon rôti à la sauce cameline, le rôt de la Cour du Roi Noble

FestifDocumentée🌶️ 🍄moyen2 h
Rost et sauce (service des rôtis)

Chapon rôti à la sauce cameline, le rôt de la Cour du Roi Noble

Pourquoi ce plat ? Renart est sans cesse convoqué — ou s'invite — à la cour du Roi Noble le lion. Le grand rôt accompagné de la sauce cameline, brune et parfumée, est le plat de prestige des banquets seigneuriaux : exactement ce que le goupil convoite à la table du roi avant d'y jouer un mauvais tour.

cliquer pour retourner
Rost et sauce (service des rôtis)

Un chapon doré à la broche, nappé de cameline : sauce froide brun-roux à la cannelle, au gingembre et au pain grillé, allongée de verjus. Le faste épicé des grandes tables médiévales, où l'abondance d'épices coûteuses signalait le rang de l'hôte.

Messires, faites place, car voici le rôt que l'on sert devant Noble le roi ! Un beau chapon tourné à la broche jusqu'à ce que la peau craque et dore, et par-dessus ma sauce cameline, brune comme la robe d'un moine, où chantent la cannelle et le gingembre. Trempe ta tranche de pain dans cette sauce, seigneur, et goûte : pendant que tu te pourlèches, moi, Renart, je m'incline bien bas — et je guette déjà le second plat. Qui dîne à la cour doit avoir l'œil aussi vif que la dent.
Renart
Ingrédients
  • Chaponun beau (viande de prestige)
  • Cannellegénéreuse (épice maîtresse de la cameline)
  • Gingembreun peu (épice chaude)
  • Graine de paradis (maniguette)une pincée (piquant médiéval (non américain))
  • Clou de giroflequelques-uns (parfum)
  • Pain grilléplusieurs tranches (liant de la sauce)
  • Verjusun gobelet (acidité)
Comment on faisait : La cameline (de couleur « chameau », d'où son nom) est l'une des sauces les mieux documentées du Moyen Âge, présente dès Le Viandier. Servie froide, liée au pain et non à la farine, elle accompagnait viandes rôties et poissons sur les tables nobles, où l'on jugeait un hôte à sa profusion d'épices d'Orient.
Sources : Le Viandier de Taillevent (compilation vers 1300), sauce cameline · Le Ménagier de Paris (vers 1393), variantes de la cameline

Voir aussi