La carte de Andronic III Paléologue
Lièvre rôti au garos et aux épices de la table impériale
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Opson de fête — la chair relevée servie aux grandes tables du deipnon

Lièvre rôti au garos et aux épices de la table impériale

FestifReconstitution🧂 🍄 🌶️moyen1 h 45
Opson de fête — la chair relevée servie aux grandes tables du deipnon

Lièvre rôti au garos et aux épices de la table impériale

Pourquoi ce plat ? Andronic III, prince guerrier passionné de chasse et de campagnes, recevait à Constantinople et à Didymotique, sa ville de cœur en Thrace. Le gibier relevé de garos, de miel et de poivre — produit de luxe importé — était le genre de plat qui distinguait la table d'un empereur de celle d'un sujet.

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Opson de fête — la chair relevée servie aux grandes tables du deipnon

Morceaux de lièvre dorés puis mijotés dans un fond de vin, de garos et de miel, rythmé de poivre, de cumin et de coriandre. Une sauce sombre, salée et profondément umami, où une pointe de miel arrondit les épices.

Quand Je rentrais de la chasse ou des armées, c'est ainsi qu'on dressait le lièvre devant Moi et Mes archontes. Mon cuisinier le saisissait d'abord à l'huile, puis le noyait dans le vin et quelques gouttes de garos — ce sel liquide des poissons que Rome Nous a transmis — avant d'y jeter le poivre venu d'Orient et un doigt de miel. Garde-toi d'en mettre trop, du miel : il ne doit que polir les épices, non les couvrir. Sur une telle viande, un empereur oublie un instant les Turcs qui pressent Nos frontières.
Andronic III Paléologue
Ingrédients
  • Lièvreun, en morceaux (viande de chasse)
  • Garos (saumure de poisson)quelques gouttes (salant umami signature)
  • Mielun peu (rondeur)
  • Vinde quoi couvrir (liquide de mijotage)
  • Poivre, cumin, coriandreà discrétion (épices de prix)
  • Huile d'oliveà volonté (saisie)
Comment on faisait : La cuisine byzantine a hérité de Rome le goût des sauces sucrées-salées au garum, au miel, au vin et aux épices longuement décrites par Apicius. Le poivre, le cumin et la coriandre, importés par les routes commerciales, marquaient le rang : seules les tables riches en usaient abondamment. Le gibier était un mets noble lié à la chasse aristocratique.

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