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Cornish pasty de randonnée
Pourquoi ce plat ? Rosalind était une alpiniste et randonneuse passionnée : elle a marché dans les Alpes, en Norvège, au pays de Galles. Le chausson de pâte garni, robuste et transportable, était l'en-cas idéal glissé dans le sac pour une longue journée en montagne.
Un chausson de pâte brisée fourré de bœuf, pomme de terre, navet et oignon, scellé d'une crête torsadée. Une fois froid, il tient dans une poche et se mange à la main, sans couvert — le repas du marcheur par excellence.
Quand je partais marcher — et Dieu sait si j'aimais la montagne plus que tout — il me fallait un déjeuner qui ne craigne ni le sac à dos ni la pluie. Le pasty est fait pour cela : la pâte protège la garniture comme une coque, et la crête torsadée sur le côté servait jadis de poignée qu'on jetait après. On le mange froid, debout, le regard sur la vallée. Rien de tel pour reprendre des forces avant la dernière montée.
- •Farine, beurre ou saindoux — pour une pâte ferme (enveloppe)
- •Bœuf maigre (paleron) — émincé (garniture)
- •Pomme de terre — en lamelles (garniture)
- •Rutabaga ou navet (swede) — en dés (garniture)
- •Oignon — émincé (garniture)
- •Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Cornish pasty de randonnée
Un chausson de pâte brisée fourré de bœuf, pomme de terre, navet et oignon, scellé d'une crête torsadée. Une fois froid, il tient dans une poche et se mange à la main, sans couvert — le repas du marcheur par excellence.
Pourquoi ce plat ? Rosalind était une alpiniste et randonneuse passionnée : elle a marché dans les Alpes, en Norvège, au pays de Galles. Le chausson de pâte garni, robuste et transportable, était l'en-cas idéal glissé dans le sac pour une longue journée en montagne.
Quand je partais marcher — et Dieu sait si j'aimais la montagne plus que tout — il me fallait un déjeuner qui ne craigne ni le sac à dos ni la pluie. Le pasty est fait pour cela : la pâte protège la garniture comme une coque, et la crête torsadée sur le côté servait jadis de poignée qu'on jetait après. On le mange froid, debout, le regard sur la vallée. Rien de tel pour reprendre des forces avant la dernière montée.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine, beurre ou saindoux — pour une pâte ferme (enveloppe)
- Bœuf maigre (paleron) — émincé (garniture)
- Pomme de terre — en lamelles (garniture)
- Rutabaga ou navet (swede) — en dés (garniture)
- Oignon — émincé (garniture)
- Sel, poivre — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Farine — 300 g (enveloppe)
- Beurre froid + saindoux — 150 g au total (enveloppe)
- Eau froide — 6-8 c. à soupe (liant pâte)
- Paleron de bœuf — 250 g (garniture)
- Pomme de terre — 1 grosse (garniture)
- Rutabaga (swede) — 150 g (garniture)
- Oignon — 1 (garniture)
- Œuf (dorure) — 1 (finition)
Préparation
- Préparer une pâte brisée ferme : sabler la farine avec les matières grasses froides, lier à l'eau, reposer 30 min au frais.
- Couper crûment bœuf, pomme de terre, rutabaga et oignon en petits dés ; saler et poivrer généreusement.
- Étaler la pâte, découper des disques d'environ 20 cm.
- Garnir une moitié de chaque disque, replier, sceller le bord en le torsadant (la crête caractéristique).
- Dorer à l'œuf, percer un petit trou, et cuire 45-50 min à 180 °C jusqu'à belle couleur dorée.
- Laisser tiédir ; il se mange chaud à la maison ou froid en chemin.
Comment on faisait : Le Cornish pasty, popularisé par les mineurs des Cornouailles au XIXe siècle, était le déjeuner portatif idéal : la croûte épaisse servait de poignée et de protection. Au XXe siècle, randonneurs et ouvriers en avaient fait leur en-cas de plein air.
Le twist contemporain : Une version végétarienne au cheddar et oignon, glissée dans du papier ciré recyclable, pour les marches d'aujourd'hui.
Rosalind Franklin · Charactorium





