Boisson de cour et de monastère, préparée par décoction (jiān chá)
Thé bouilli à la mode des Tang, gingembre et sel
BoissonReconstitution☕ 🧂facile10 min
Une galette de thé compressé, grillée puis émiettée et bouillie avec du gingembre et une pincée de sel, à la manière ancienne des Tang — un breuvage corsé, amer et réconfortant, bien loin de l'infusion légère d'aujourd'hui.
Boisson de cour et de monastère, préparée par décoction (jiān chá)
Une galette de thé compressé, grillée puis émiettée et bouillie avec du gingembre et une pincée de sel, à la manière ancienne des Tang — un breuvage corsé, amer et réconfortant, bien loin de l'infusion légère d'aujourd'hui.
Tu crois connaître le thé ? Du temps de Notre règne, on ne le laissait pas paresser dans l'eau tiède. On grillait la galette au-dessus de la braise, on l'émiettait, et on la jetait dans l'eau frémissante avec le gingembre et une pincée de sel. Les moines que Nous protégions en buvaient pour veiller dans la nuit et prier pour la prospérité du royaume. Amer, oui — mais l'amertume aiguise l'esprit, et un esprit aiguisé sied à qui veut comprendre le Ciel.
Ingrédients
- •Galette de thé compressé — un fragment (base, grillé puis bouilli)
- •Gingembre frais — quelques tranches (aromate chauffant)
- •Sel — une pincée (assaisonnement (usage Tang))
- •Eau de source — un chaudron (décoction)
Comment on faisait : À l'époque Tang, le thé se buvait bouilli, souvent additionné de sel, de gingembre, voire d'oignon ou d'écorce d'orange. C'est précisément cette pratique que Lu Yu critiquera dans son Classique du thé (Chá Jīng, vers 760, peu après la mort de Wu Zetian) en plaidant pour un thé plus pur. Le thé doit beaucoup aux monastères bouddhistes, que l'impératrice protégeait.
Sources : Lu Yu, Chá Jīng (茶經), Classique du thé, vers 760