retournerMêría d'Olympie — cuisses grillées du banquet sacrificiel
Mêría d'Olympie — cuisses grillées du banquet sacrificiel
Pourquoi ce plat ? Le plus grand sanctuaire de Zeus était Olympie, où s'élevait un colossal autel de cendres pétries de la graisse des victimes. Lors des grandes hécatombes en l'honneur du roi des dieux, on brûlait pour lui les os des cuisses (mêría) enveloppés de graisse, et l'on rôtissait d'abord les entrailles (splánchna) que se partageaient les fidèles avant le grand festin.
Pièces de viande (mouton ou bœuf) et abats grillés à la braise, salés et arrosés d'huile d'olive, partagés en plein air après l'offrande de la part divine. La fête du ventre des mortels, le parfum pour le dieu.
Mortel, lorsque la fumée de tes bûchers s'élevait des bords de l'Alphée, je la humais depuis l'Olympe et mon cœur s'en réjouissait. Tu me brûlais les cuisses grasses sur l'autel de cendres, et tu gardais pour ta table la chair rôtie — ainsi l'avais-je voulu depuis le partage de Mékôné. Sale bien la viande, fais d'abord rougir les entrailles sur la braise et goûtes-y entre amis, car un sacrifice sans festin n'honore personne. Verse-moi quelques gouttes de vin avant de mordre, et que la liesse emplisse mon sanctuaire.
- •Cuisse et abats de mouton (ou de bœuf) — les belles pièces de la victime (viande du banquet)
- •Graisse de la victime — selon (part brûlée pour le dieu)
- •Sel marin — une pincée généreuse (assaisonnement rituel)
- •Huile d'olive — un filet (badigeon)
- •Thym et origan sauvages — quelques branches (parfum)
Mêría d'Olympie — cuisses grillées du banquet sacrificiel
Pièces de viande (mouton ou bœuf) et abats grillés à la braise, salés et arrosés d'huile d'olive, partagés en plein air après l'offrande de la part divine. La fête du ventre des mortels, le parfum pour le dieu.
Pourquoi ce plat ? Le plus grand sanctuaire de Zeus était Olympie, où s'élevait un colossal autel de cendres pétries de la graisse des victimes. Lors des grandes hécatombes en l'honneur du roi des dieux, on brûlait pour lui les os des cuisses (mêría) enveloppés de graisse, et l'on rôtissait d'abord les entrailles (splánchna) que se partageaient les fidèles avant le grand festin.
Mortel, lorsque la fumée de tes bûchers s'élevait des bords de l'Alphée, je la humais depuis l'Olympe et mon cœur s'en réjouissait. Tu me brûlais les cuisses grasses sur l'autel de cendres, et tu gardais pour ta table la chair rôtie — ainsi l'avais-je voulu depuis le partage de Mékôné. Sale bien la viande, fais d'abord rougir les entrailles sur la braise et goûtes-y entre amis, car un sacrifice sans festin n'honore personne. Verse-moi quelques gouttes de vin avant de mordre, et que la liesse emplisse mon sanctuaire.
Ingrédients (version d’époque)
- Cuisse et abats de mouton (ou de bœuf) — les belles pièces de la victime (viande du banquet)
- Graisse de la victime — selon (part brûlée pour le dieu)
- Sel marin — une pincée généreuse (assaisonnement rituel)
- Huile d'olive — un filet (badigeon)
- Thym et origan sauvages — quelques branches (parfum)
Ingrédients
- Gigot ou côtelettes d'agneau — 800 g (viande principale)
- Foie et rognons d'agneau — 200 g (splánchna grillés en entrée)
- Huile d'olive vierge — 4 c. à soupe (marinade et badigeon)
- Sel marin — 2 c. à café (assaisonnement)
- Thym et origan séchés — 2 c. à café (aromates)
- Feuilles de laurier — 3 (parfum du brasero)
Préparation
- Détaillez l'agneau en grosses pièces et la viande d'abats en morceaux ; arrosez d'huile d'olive, de sel, de thym et d'origan, laissez reposer 1 h.
- Allumez un feu de braises (barbecue) jusqu'à obtenir des charbons gris et réguliers ; jetez-y une feuille de laurier pour parfumer la fumée.
- Embrochez d'abord les abats (splánchna) et grillez-les vivement quelques minutes : c'est la première bouchée du banquet.
- Faites griller ensuite les pièces de gigot 12 à 15 min en les retournant, badigeonnées d'huile, jusqu'à une belle croûte dorée et un cœur rosé.
- Salez à nouveau à la sortie du feu et servez aussitôt sur une planche commune, à partager à la main.
Comment on faisait : À Olympie, l'autel de Zeus n'était pas de pierre mais un immense monticule fait des cendres mêlées de graisse des sacrifices accumulés au fil des siècles, que l'on rebâtissait chaque année. Selon le mythe rapporté par Hésiode, c'est à Mékôné que Prométhée trompa Zeus en lui faisant choisir les os couverts de graisse plutôt que la chair : depuis, les hommes brûlent les os pour les dieux et gardent la viande.
Le twist contemporain : Servez les splánchna en brochettes apéritives sous le nom de "première part des Olympiens", avec un quartier de citron — agrume déjà connu du monde méditerranéen tardif.
Sources : Hésiode, Théogonie (partage de Mékôné) · Pausanias, Description de la Grèce, livre V (Olympie et l'autel de cendres de Zeus) · Homère, Iliade (descriptions des sacrifices et de la knísê)
Zeus · Charactorium




