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Douceur de réserve et de route (tatlebi, les sucreries qui se gardent et se transportent)

Tchourtchkhela, le 'snickers géorgien' des chemins

PreservingDocumented🍯moyen1 h + séchage plusieurs jours

Des chapelets de noix enfilées puis trempés plusieurs fois dans un moût de raisin épaissi, séchés jusqu'à former un bâton brillant et souple. Ni bonbon ni gâteau : une barre d'énergie naturelle, sucrée et tendre à cœur, qui se garde tout l'hiver.

Douceur de réserve et de route (tatlebi, les sucreries qui se gardent et se transportent)

Des chapelets de noix enfilées puis trempés plusieurs fois dans un moût de raisin épaissi, séchés jusqu'à former un bâton brillant et souple. Ni bonbon ni gâteau : une barre d'énergie naturelle, sucrée et tendre à cœur, qui se garde tout l'hiver.

Quand j'étais gamin et qu'on filait dans les collines, on glissait ça dans la poche : une corde de noix trempée dans le jus de raisin, séchée au vent d'automne. Pas de four, pas de sucre raffiné — rien que le raisin et la noix, et ça tenait des mois sans pourrir. C'est la nourriture du marcheur, camarade : ça ne pèse rien et ça te porte loin. Méfie-toi seulement de celle qui brille trop : on la cire parfois pour cacher qu'elle est vieille.
Joseph Stalin
Ingredients
  • Moût de raisin (jus pressé)plusieurs litres (enrobage sucré)
  • Farine de bléce qu'il faut pour épaissir (liant)
  • Cerneaux de noix entiersde quoi remplir les fils (cœur)
  • Fil de cotonselon longueur (support)
How it was made : Inventée comme nourriture de soldat et de voyageur, la tchourtchkhela accompagnait les armées géorgiennes dès le Moyen Âge car elle se conserve sans sécher au point de durcir. Aux vendanges, chaque famille en préparait des dizaines, suspendues comme des bougies — d'où son surnom. Aucun ingrédient du Nouveau Monde : seulement raisin, blé et noix, tous présents au Caucase depuis l'Antiquité.