retournerCurry de pois chiches et pommes de terre, roti déchiré (channa, aloo & buss-up-shut)
Curry de pois chiches et pommes de terre, roti déchiré (channa, aloo & buss-up-shut)
Pourquoi ce plat ? Phife Dawg, le "Trinidad Wins Again", était fier de ses racines trinidadiennes par sa mère, la poétesse Cheryl Boyce-Taylor. Le curry de channa (pois chiches) et aloo (pommes de terre) enroulé dans un roti moelleux est le plat-réconfort des familles trinidadiennes de New York, celui des retrouvailles du week-end (le "lime", la fête entre proches).
Un curry doré et parfumé de pois chiches et de pommes de terre, mijoté au curry trinidadien et au cumin grillé (geera), relevé d'une pointe de scotch bonnet. On le mange avec un roti paratha qu'on "déchire" (buss-up-shut) pour saucer.
Trinidad, c'est dans mon sang, faut que tu saches ça. Le dimanche, chez nous, ça sentait le geera grillé et le curry à des rues à la ronde. Ma mère faisait son channa et aloo, et le roti, on le frappait sur la plaque pour le déchirer en lambeaux — on appelle ça buss-up-shut, comme une chemise déchirée. Tu prends un morceau, tu saisis le curry avec, pas de fourchette, juste les doigts. Une pincée de scotch bonnet pour réveiller tout ça, et là, crois-moi, t'as goûté à mon île sans bouger du Queens.
- •Pois chiches (channa) — une grande tasse, trempés (base protéinée)
- •Pommes de terre (aloo) — deux ou trois (fondant, satiété)
- •Curry en poudre trinidadien — plusieurs cuillères (épice signature)
- •Cumin grillé (geera) — une cuillère (parfum torréfié)
- •Ail, oignon, thym — à volonté (base aromatique)
- •Piment scotch bonnet — un, entier (chaleur)
- •Chadon beni (ou coriandre) — un bouquet (fraîcheur herbacée)
- •Roti paratha — pour la tablée (pain à saucer)
Curry de pois chiches et pommes de terre, roti déchiré (channa, aloo & buss-up-shut)
Un curry doré et parfumé de pois chiches et de pommes de terre, mijoté au curry trinidadien et au cumin grillé (geera), relevé d'une pointe de scotch bonnet. On le mange avec un roti paratha qu'on "déchire" (buss-up-shut) pour saucer.
Pourquoi ce plat ? Phife Dawg, le "Trinidad Wins Again", était fier de ses racines trinidadiennes par sa mère, la poétesse Cheryl Boyce-Taylor. Le curry de channa (pois chiches) et aloo (pommes de terre) enroulé dans un roti moelleux est le plat-réconfort des familles trinidadiennes de New York, celui des retrouvailles du week-end (le "lime", la fête entre proches).
Trinidad, c'est dans mon sang, faut que tu saches ça. Le dimanche, chez nous, ça sentait le geera grillé et le curry à des rues à la ronde. Ma mère faisait son channa et aloo, et le roti, on le frappait sur la plaque pour le déchirer en lambeaux — on appelle ça buss-up-shut, comme une chemise déchirée. Tu prends un morceau, tu saisis le curry avec, pas de fourchette, juste les doigts. Une pincée de scotch bonnet pour réveiller tout ça, et là, crois-moi, t'as goûté à mon île sans bouger du Queens.
Ingrédients (version d’époque)
- Pois chiches (channa) — une grande tasse, trempés (base protéinée)
- Pommes de terre (aloo) — deux ou trois (fondant, satiété)
- Curry en poudre trinidadien — plusieurs cuillères (épice signature)
- Cumin grillé (geera) — une cuillère (parfum torréfié)
- Ail, oignon, thym — à volonté (base aromatique)
- Piment scotch bonnet — un, entier (chaleur)
- Chadon beni (ou coriandre) — un bouquet (fraîcheur herbacée)
- Roti paratha — pour la tablée (pain à saucer)
Ingrédients
- Pois chiches en conserve — 2 boîtes (égouttées) (base protéinée)
- Pommes de terre — 3 moyennes, en cubes (fondant, satiété)
- Curry en poudre (type Madras/trinidadien) — 3 c. à soupe (épice signature)
- Cumin en poudre — 1 c. à café (parfum torréfié)
- Ail (4 gousses), oignon (1), thym — selon goût (base aromatique)
- Piment scotch bonnet — 1 entier (non percé pour moins de force) (chaleur)
- Coriandre fraîche — 1 bouquet (fraîcheur herbacée)
- Roti paratha (ou tortillas de blé épaisses) — 4 (pain à saucer)
Préparation
- Mélanger le curry en poudre avec un peu d'eau pour former une pâte.
- Faire revenir l'oignon, l'ail et le thym dans l'huile, puis ajouter la pâte de curry et le cumin ; laisser "cuire" l'épice 2 min en remuant (étape clé, le curry doit foncer).
- Ajouter les pommes de terre en cubes, enrober, mouiller d'eau à hauteur.
- Ajouter les pois chiches et le scotch bonnet entier ; laisser mijoter 25-30 min jusqu'à ce que les pommes de terre soient fondantes et la sauce épaisse.
- Saler, retirer le piment, parsemer de coriandre.
- Réchauffer les roti, les frapper pour les rendre floconneux (buss-up-shut), et servir le curry à côté pour saucer à la main.
Comment on faisait : Le curry trinidadien est l'héritage des travailleurs venus d'Inde au XIXe siècle, mêlé aux ingrédients caribéens. Le roti buss-up-shut (déformation de "bust-up shirt", chemise déchirée) se cuit sur une grande plaque graissée puis se frappe pour l'effilocher. À New York, les quartiers caribéens du Queens et de Brooklyn ont gardé ces traditions bien vivantes : les rotis-shops y sont des institutions de quartier.
Le twist contemporain : Dressé en "bowl" généreux, curry doré au centre, roti effiloché en couronne, coriandre et un quartier de citron vert. Version douce sans piment pour les enfants, le scotch bonnet servi à part.
Sources : Ramin Ganeshram, Sweet Hands: Island Cooking from Trinidad & Tobago
A Tribe Called Quest · Charactorium





