La carte de Ahmed Ben Bella
Couscous au mouton et aux sept légumes
retourner
Plat-socle (ta'âm), cœur de la sofra du vendredi

Couscous au mouton et aux sept légumes

FestifDocumentée🧂 🍄 🌶️moyen2 h
Plat-socle (ta'âm), cœur de la sofra du vendredi

Couscous au mouton et aux sept légumes

Pourquoi ce plat ? Le couscous est LE plat du vendredi et des grandes occasions dans l'Algérie où grandit Ben Bella, et la fiche rappelle que son alimentation reposait sur le couscous et les plats de mouton. Plat du rassemblement familial et communautaire, il colle à l'homme du partage et de la cause collective.

cliquer pour retourner
Plat-socle (ta'âm), cœur de la sofra du vendredi

Une montagne de semoule roulée à la main, dorée au smen, couronnée d'un bouillon safrané de mouton et de légumes de saison. Le plat se mange au centre de la table, chacun puisant devant soi.

Écoute-moi bien, mon fils. Chez nous, à Maghnia, le couscous n'est pas un plat, c'est un serment : le vendredi, la maison entière se réunit autour du même plat, riches et pauvres mangent de la même semoule. Ma mère roulait le grain à la paume, patiemment, et le faisait monter trois fois à la vapeur du bouillon — jamais à l'eau, jamais ! La viande de mouton, on la laissait fondre avec le smen et le ras el-hanout, et le parfum gagnait toute la rue. Crois-moi, un peuple qui sait partager un couscous saura un jour partager sa liberté.
Ahmed Ben Bella
Ingrédients
  • Semoule de blé durun grand plat (socle, roulée à la main)
  • Épaule de moutonune belle pièce (viande mijotée)
  • Smen (beurre fermenté)une cuillerée généreuse (parfum gras signature)
  • Pois chiches trempésune poignée (légumineuse)
  • Courgettes, navets, carottes, cardonsde saison (les légumes du bouillon)
  • Ras el-hanout, safran, harissa douceselon le goût (épices)
Comment on faisait : Autrefois, toute la semoule était roulée à la main, grain par grain, par les femmes de la maison — un savoir-faire transmis de mère en fille. La cuisson à la vapeur en plusieurs passages au-dessus du bouillon (jamais à l'eau bouillante) était la règle absolue pour obtenir un grain léger et parfumé. Le smen, conservé en jarre, pouvait fermenter des mois et constituait un marqueur de richesse de la famille.
Sources : Fatéma Hal, Les saveurs et les gestes — cuisines et traditions du Maroc et du Maghreb · UNESCO, Inscription des savoir-faire et pratiques liés au couscous au patrimoine culturel immatériel (2020)

Voir aussi