La carte de Abd al-Rahman al-Saadi
Riz du delta au poisson du Niger et au néré
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Grand plat partagé des jours d'honneur (maafe de riz du fleuve)

Riz du delta au poisson du Niger et au néré

FestifReconstitution🧂 🍄moyen1 h
Grand plat partagé des jours d'honneur (maafe de riz du fleuve)

Riz du delta au poisson du Niger et au néré

Pourquoi ce plat ? Tombouctou vivait du fleuve et du commerce : le riz africain du delta intérieur du Niger et le poisson des eaux du fleuve étaient les mets des jours de réception, quand un savant accueillait un cadi, un marchand ou un parent venu de Djenné. C'est le plat des mariages, des naissances et des retours de pèlerinage.

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Grand plat partagé des jours d'honneur (maafe de riz du fleuve)

Le riz africain du delta cuit dans un bouillon de poisson du Niger parfumé au néré, à l'oignon et à la maniguette, puis dressé en grand plat unique. Une fête de rivière et de terre, riche et profondément savoureuse.

Soyez le bienvenu sous mon toit, et que la paix vous accompagne. Pour un hôte de votre rang, on ne sert pas le tô des jours ordinaires : on apporte le riz de notre fleuve, ce riz que cultivent les gens du delta, cuit dans l'eau même où a nagé le poisson. J'y mets une boule de néré et quelques graines de paradis pilées, car un plat sans elles est un livre sans encre. Mangez à votre faim, l'abondance vient de Dieu — et nous parlerons des Askia quand le plat sera vide.
Abd al-Rahman al-Saadi
Ingrédients
  • Riz africain du delta du Niger (Oryza glaberrima)une mesure par convive (le socle)
  • Poisson du Niger (capitaine ou silure)de belles darnes (protéine et bouillon)
  • Soumbala (néré)une boule (umami fermenté)
  • Oignonsplusieurs (base de sauce)
  • Maniguette (graines de paradis)une pincée pilée (épice signature)
  • Beurre de karitéune louche (matière grasse)
  • Sel de Taghazaau goût (assaisonnement)
Comment on faisait : Le delta intérieur du Niger est l'un des plus anciens foyers de riziculture africaine (Oryza glaberrima, domestiqué localement, bien avant le riz asiatique). Le poisson séché ou frais du fleuve, échangé par les Bozo et Somono, nourrissait Djenné et Tombouctou. Le mariage riz-poisson-néré est l'ancêtre sahélien des grands riz de fête ouest-africains ; on cuisait sans tomate ni piment, inconnus avant les échanges atlantiques.
Sources : Roger Blench, travaux sur la domestication d'Oryza glaberrima · Abd al-Rahman al-Saadi, Tarikh es-Soudan, sur les villes du fleuve

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