La carte de Alessandro Volta
Socle de paiolo des jours de fête (le riz d'or)

Risotto giallo alla milanese (risotto au safran)

FestifDocumentée🍄 🧂moyen40 min

Un riz crémeux cuit lentement au bouillon, coloré et parfumé au safran, lié au beurre et au fromage râpé. Le plat de réception par excellence de la Lombardie de Volta.

Socle de paiolo des jours de fête (le riz d'or)

Un riz crémeux cuit lentement au bouillon, coloré et parfumé au safran, lié au beurre et au fromage râpé. Le plat de réception par excellence de la Lombardie de Volta.

Lorsque je recevais quelque confrère de Pavie ou de l'Institut, c'est le riz d'or que l'on portait à table, car nos rizières lombardes sont parmi les plus belles d'Europe. Il faut y mettre du safran — une pincée précieuse — qui le teint d'un jaune si vif qu'on dirait qu'il rayonne de lui-même. Versez le bouillon louche après louche, sans hâte, en tournant toujours ; la patience, croyez-moi, est mère de toute bonne chose, en cuisine comme au laboratoire. Et au dernier moment, du beurre et du fromage râpé, que l'on bat vivement pour le rendre onctueux.
Alessandro Volta
Ingrédients
  • Riz de la plaine de Pavieune mesure par convive (socle)
  • Safran en pistilsune pincée précieuse (couleur et parfum (signature))
  • Bouillon de viandeà volonté (cuisson)
  • Moelle de bœuf et beurreune part (richesse et liant)
  • Oignonun petit (fond)
  • Fromage de vache râpé (type grana)une poignée (liant umami)
  • Vin blanc de Lombardieun verre (déglacage)
Comment on faisait : Le risotto safrané est attesté à Milan dès le XVIe siècle ; au temps de Volta, la riziculture de la basse Lombardie (autour de Pavie et de la Lomelline) en faisait un plat accessible aux fêtes bourgeoises. La moelle de bœuf, aujourd'hui souvent omise, donnait sa rondeur au plat.