La carte de Abu Yaqub Yusuf
Muhallabiyya aux amandes
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Crème restaurante des convalescents et des fins de māʾida

Muhallabiyya aux amandes

RemèdeReconstitution🍯facile25 min
Crème restaurante des convalescents et des fins de māʾida

Muhallabiyya aux amandes

Pourquoi ce plat ? Les crèmes d'amande et de riz, douces et nourrissantes, étaient prisées des médecins de cour comme aliment fortifiant pour les malades et les affaiblis — une attention qu'un calife lettré, entouré de savants dont le médecin-philosophe Ibn Tufayl, ne pouvait ignorer.

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Crème restaurante des convalescents et des fins de māʾida

Une crème onctueuse de lait, de riz pilé et d'amandes, sucrée au miel et parfumée à l'eau de rose, parsemée de pistaches ou d'amandes effilées. Douce, apaisante, réparatrice.

Mon médecin et ami, celui-là même qui me conta l'histoire du fils de l'Éveillé, me répétait que le corps fatigué se nourrit de douceur autant que de remèdes. Quand la fièvre ou la route m'avaient épuisé, on me préparait la muhallabiyya : du lait épaissi de riz pilé et d'amandes, à peine sucré de miel, parfumé d'un voile d'eau de rose. Prends-en tiède, à petites cuillerées : elle rend des forces sans peser sur l'estomac. Le sage soigne aussi par la cuisine, vois-tu.
Abu Yaqub Yusuf
Ingrédients
  • Laitabondant (base)
  • Amandes piléesune bonne poignée (richesse et parfum)
  • Riz pilé (ou amidon)un peu (épaississant)
  • Mielselon le goût (douceur)
  • Eau de roseun trait (parfum)
  • Pistaches ou amandes effiléesquelques-unes (décor)
Comment on faisait : La muhallabiyya, attestée dans tout le monde arabo-musulman médiéval, oscillait entre dessert de fête et aliment de la diète médicale (souvent à base de poulet pilé dans sa version salée). Sa douceur et sa digestibilité en faisaient un mets de convalescence.
Sources : Ibn Razīn al-Tujībī, Fiḍālat al-khiwān (XIIIe s.) · Lucie Bolens, La cuisine andalouse, un art de vivre, Albin Michel, 1990

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