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Le biscuit de mer (galette du grand voyage)
Pourquoi ce plat ? Le compagnon inséparable de toute traversée : la galette dure qui ne pourrit pas et tient des mois dans la cale humide d'un sloop. Pour Rackham et ses hommes, naviguant de Nassau à la Jamaïque, le biscuit de mer était la base sur laquelle reposaient tous les repas — trempé, émietté, ou rongé tel quel les jours de disette.
Une galette de farine, d'eau et de sel, cuite, puis recuite jusqu'à devenir dure comme bois. Sans matière grasse pour ne pas rancir, elle se garde presque indéfiniment — à condition de la tremper avant de l'attaquer.
Ne ris pas de ce caillou, moussaillon : c'est lui qui te tiendra en vie au large. De la farine, de l'eau, une pincée de sel, et tu cuis, puis tu recuis, jusqu'à ce que ça sonne creux comme une planche. Pas une goutte de graisse, sinon ça rancit et tu jettes tout par-dessus bord. Trempe-le dans le bouillon ou dans le rhum avant d'y mettre la dent — et tape-le sur la table d'abord, pour en déloger les bestioles qui s'y logent.
- •Farine de froment — la mesure du tonneau (base)
- •Eau — de quoi lier (liant)
- •Sel — une pincée (goût et conservation)
Le biscuit de mer (galette du grand voyage)
Une galette de farine, d'eau et de sel, cuite, puis recuite jusqu'à devenir dure comme bois. Sans matière grasse pour ne pas rancir, elle se garde presque indéfiniment — à condition de la tremper avant de l'attaquer.
Pourquoi ce plat ? Le compagnon inséparable de toute traversée : la galette dure qui ne pourrit pas et tient des mois dans la cale humide d'un sloop. Pour Rackham et ses hommes, naviguant de Nassau à la Jamaïque, le biscuit de mer était la base sur laquelle reposaient tous les repas — trempé, émietté, ou rongé tel quel les jours de disette.
Ne ris pas de ce caillou, moussaillon : c'est lui qui te tiendra en vie au large. De la farine, de l'eau, une pincée de sel, et tu cuis, puis tu recuis, jusqu'à ce que ça sonne creux comme une planche. Pas une goutte de graisse, sinon ça rancit et tu jettes tout par-dessus bord. Trempe-le dans le bouillon ou dans le rhum avant d'y mettre la dent — et tape-le sur la table d'abord, pour en déloger les bestioles qui s'y logent.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — la mesure du tonneau (base)
- Eau — de quoi lier (liant)
- Sel — une pincée (goût et conservation)
Ingrédients
- Farine de blé (T65 ou complète) — 250 g (base)
- Eau — 120 ml (liant)
- Sel — 1 c. à café (goût et conservation)
Préparation
- Mélange la farine et le sel, ajoute l'eau peu à peu pour former une pâte ferme et sèche.
- Pétris brièvement, puis étale à environ 1 cm d'épaisseur.
- Découpe des carrés ou des ronds, pique-les de trous avec une fourchette.
- Cuis à four doux (160 °C) 30 min, puis baisse à 120 °C et laisse sécher encore 30 à 40 min jusqu'à ce que ce soit dur et sec.
- Laisse refroidir complètement à l'air : le biscuit durcit encore. Conserve au sec ; trempe toujours avant de manger.
Comment on faisait : Le biscuit de mer (« hardtack », « pain de guerre ») était cuit jusqu'à quatre fois pour chasser toute l'humidité. Stocké des mois, il finissait infesté de charançons et de « biscuit weevils » ; les marins mangeaient souvent dans la pénombre pour ne pas voir ce qu'ils avalaient, ou tapaient la galette pour en faire tomber les vers. C'était la ration la plus fiable du monde de la voile.
Le twist contemporain : Décore-le au pochoir d'un crâne et de deux sabres croisés — le pavillon de Calico Jack — avant cuisson, pour un « biscuit de pirate » à tremper dans une soupe.
Sources : Janet Macdonald, Feeding Nelson's Navy (2004) · Charles Johnson, A General History of the Pyrates (1724)
Calico Jack · Charactorium





