Mghli — crème de riz aux épices
Une crème de riz épaisse et brune, longuement parfumée de cannelle, d'anis et de carvi, refroidie en coupelles et couronnée de noix, d'amandes et de pistaches trempées. Doux, épicé, réconfortant.
Une crème de riz épaisse et brune, longuement parfumée de cannelle, d'anis et de carvi, refroidie en coupelles et couronnée de noix, d'amandes et de pistaches trempées. Doux, épicé, réconfortant.
On ne fait pas le mghli pour soi : on le fait pour annoncer une bonne nouvelle, une naissance, un commencement. Ma vie en a connu plusieurs — celle où j'ai changé de nom, celle où j'ai changé de ville, celle où j'ai voulu changer le vers arabe lui-même. La crème mijote des heures, brunie de cannelle et de carvi, et l'on attend, comme on attend un poème. Couronne-la de noix et d'amandes trempées, offre-la au visiteur : c'est une manière douce de dire que quelque chose, ici, vient de naître.
- •Riz moulu (ou farine de riz) — une mesure (base épaississante)
- •Sucre — généreux (douceur)
- •Cannelle, carvi, anis — abondants (épices signature)
- •Noix, amandes, pistaches, pignons — pour couronner (garniture)
Mghli — crème de riz aux épices
Une crème de riz épaisse et brune, longuement parfumée de cannelle, d'anis et de carvi, refroidie en coupelles et couronnée de noix, d'amandes et de pistaches trempées. Doux, épicé, réconfortant.
Pourquoi ce plat ? Le mghli est la douceur des grandes joies au Levant — on le prépare pour célébrer une naissance et on l'offre à chaque visiteur. Pour un homme dont la vie est faite de seuils et de renaissances — du gamin de Qassabin au poète Adonis —, c'est le dessert des commencements.
On ne fait pas le mghli pour soi : on le fait pour annoncer une bonne nouvelle, une naissance, un commencement. Ma vie en a connu plusieurs — celle où j'ai changé de nom, celle où j'ai changé de ville, celle où j'ai voulu changer le vers arabe lui-même. La crème mijote des heures, brunie de cannelle et de carvi, et l'on attend, comme on attend un poème. Couronne-la de noix et d'amandes trempées, offre-la au visiteur : c'est une manière douce de dire que quelque chose, ici, vient de naître.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz moulu (ou farine de riz) — une mesure (base épaississante)
- Sucre — généreux (douceur)
- Cannelle, carvi, anis — abondants (épices signature)
- Noix, amandes, pistaches, pignons — pour couronner (garniture)
Ingrédients
- Farine de riz — 100 g (base)
- Sucre — 150 g (douceur)
- Eau — 1 litre (liquide de cuisson)
- Cannelle moulue — 2 c. à soupe (épice)
- Carvi moulu — 1 c. à soupe (épice signature)
- Anis moulu — 1 c. à café (épice)
- Noix, amandes, pistaches (trempées), noix de coco râpée — pour la garniture (couronne)
Préparation
- Délayer la farine de riz dans l'eau froide pour éviter les grumeaux, ajouter le sucre.
- Incorporer la cannelle, le carvi et l'anis, porter à frémissement sans cesser de remuer.
- Laisser épaissir à feu doux 20-30 min jusqu'à consistance d'une crème nappante et couleur brune.
- Verser dans des coupelles et laisser refroidir au frais plusieurs heures.
- Avant de servir, couronner de noix, amandes et pistaches préalablement trempées, et d'un peu de noix de coco râpée.
Comment on faisait : Au Levant, la naissance d'un enfant déclenche la préparation du mghli en grande quantité, distribué à la famille et aux voisins venus féliciter. Les épices chaudes (cannelle, carvi, anis) étaient aussi réputées réconfortantes pour la jeune mère.
Le twist contemporain : Dresser en verrines avec une couronne généreuse de fruits secs trempés la veille pour qu'ils restent tendres et brillants.
Adonis · Charactorium
