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Pommes de terre en cœur des glaneurs, au four
Pourquoi ce plat ? Hommage direct à son film 'Les Glaneurs et la glaneuse' (2000), où Agnès Varda filme les pommes de terre en forme de cœur rebutées par le tri industriel, qu'elle ramasse et garde chez elle. Un plat qui célèbre sa fascination pour le glanage alimentaire et le refus du gaspillage.
Des pommes de terre rustiques, ramassées ou récupérées, rôties au four avec ail en chemise, thym et huile d'olive. Le plat le plus simple et le plus tendre : ce qu'on a sauvé devient un festin.
J'ai filmé des pommes de terre en forme de cœur, tu te rends compte ? Jetées parce que pas calibrées, pas assez rondes pour les machines — alors je les ai ramassées et rapportées rue Daguerre. Glaner, ce n'est pas pauvre, c'est juste regarder autrement ce que les autres laissent tomber. Tu les rôtis avec une tête d'ail et un brin de thym, tu ne pèles rien, et tu te régales de ce que le monde voulait perdre.
- •Pommes de terre glanées — ce qu'on a ramassé (base)
- •Ail en chemise — une tête (aromate)
- •Thym et romarin — quelques brins (parfum)
- •Huile d'olive — généreuse (rôtissage)
- •Gros sel — une pincée (assaisonnement)
Pommes de terre en cœur des glaneurs, au four
Des pommes de terre rustiques, ramassées ou récupérées, rôties au four avec ail en chemise, thym et huile d'olive. Le plat le plus simple et le plus tendre : ce qu'on a sauvé devient un festin.
Pourquoi ce plat ? Hommage direct à son film 'Les Glaneurs et la glaneuse' (2000), où Agnès Varda filme les pommes de terre en forme de cœur rebutées par le tri industriel, qu'elle ramasse et garde chez elle. Un plat qui célèbre sa fascination pour le glanage alimentaire et le refus du gaspillage.
J'ai filmé des pommes de terre en forme de cœur, tu te rends compte ? Jetées parce que pas calibrées, pas assez rondes pour les machines — alors je les ai ramassées et rapportées rue Daguerre. Glaner, ce n'est pas pauvre, c'est juste regarder autrement ce que les autres laissent tomber. Tu les rôtis avec une tête d'ail et un brin de thym, tu ne pèles rien, et tu te régales de ce que le monde voulait perdre.
Ingrédients (version d’époque)
- Pommes de terre glanées — ce qu'on a ramassé (base)
- Ail en chemise — une tête (aromate)
- Thym et romarin — quelques brins (parfum)
- Huile d'olive — généreuse (rôtissage)
- Gros sel — une pincée (assaisonnement)
Ingrédients
- Pommes de terre à chair ferme (déclassées si possible) — 1 kg (base)
- Ail — 1 tête, gousses non pelées (aromate)
- Thym — 4 brins (parfum)
- Romarin — 2 brins (parfum)
- Huile d'olive — 5 c. à soupe (rôtissage)
- Gros sel et poivre — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Laver les pommes de terre sans les peler ; couper les plus grosses en deux pour garder, si possible, des formes de cœur.
- Les disposer dans un plat avec les gousses d'ail en chemise et les herbes.
- Arroser généreusement d'huile d'olive, saler au gros sel, mélanger à la main.
- Rôtir 45 min à 200 °C en remuant à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'elles soient dorées et fondantes.
- Écraser une gousse d'ail confite sur chaque bouchée et servir bien chaud, à partager dans le plat.
Comment on faisait : Le glanage est un droit ancien, codifié en France dès 1554 par un édit autorisant les pauvres à ramasser les restes de récolte après la moisson. Longtemps geste de survie rurale, il a perduré dans les campagnes méditerranéennes et inspiré à Varda toute une méditation sur ce que la société jette.
Le twist contemporain : On garde une vraie pomme de terre en forme de cœur entière au milieu du plat, à peine fendue, comme la 'star' du film — un dressage tendre et militant.
Sources : Agnès Varda, Les Glaneurs et la glaneuse (2000) · Édit royal sur le glanage, France, 1554
Agnès Varda · Charactorium





