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Mabi, boisson d'écorces
Pourquoi ce plat ? Le mabi, boisson fermentée d'écorces sucrée à la canne, désaltérait les Martiniquais aux heures chaudes des marchés et des meetings. Boisson populaire et non festive du pays de Césaire, elle accompagne la vie quotidienne dont il a fait la matière de sa poésie.
Boisson légèrement pétillante et amère, infusée d'écorce de mabi et de gingembre, sucrée au sirop de canne et laissée fermenter une nuit. Rafraîchissante et tonique.
Quand le soleil tape sur Fort-de-France et que la gorge brûle, ce n'est pas toujours le rhum qu'il faut, mais le mabi. On fait infuser l'écorce amère, on relève d'un peu de gingembre, on adoucit au sirop de canne, et on laisse la boisson travailler toute une nuit jusqu'à ce qu'elle pétille un peu. Elle est âpre, oui — mais cette amertume-là, vois-tu, c'est celle qui réveille et qui tient debout l'homme au travail.
- •Écorce de mabi — une poignée (amertume et ferment)
- •Gingembre frais — un morceau (note piquante)
- •Sirop de canne — à votre goût (douceur)
- •Eau — un grand récipient (base)
Mabi, boisson d'écorces
Boisson légèrement pétillante et amère, infusée d'écorce de mabi et de gingembre, sucrée au sirop de canne et laissée fermenter une nuit. Rafraîchissante et tonique.
Pourquoi ce plat ? Le mabi, boisson fermentée d'écorces sucrée à la canne, désaltérait les Martiniquais aux heures chaudes des marchés et des meetings. Boisson populaire et non festive du pays de Césaire, elle accompagne la vie quotidienne dont il a fait la matière de sa poésie.
Quand le soleil tape sur Fort-de-France et que la gorge brûle, ce n'est pas toujours le rhum qu'il faut, mais le mabi. On fait infuser l'écorce amère, on relève d'un peu de gingembre, on adoucit au sirop de canne, et on laisse la boisson travailler toute une nuit jusqu'à ce qu'elle pétille un peu. Elle est âpre, oui — mais cette amertume-là, vois-tu, c'est celle qui réveille et qui tient debout l'homme au travail.
Ingrédients (version d’époque)
- Écorce de mabi — une poignée (amertume et ferment)
- Gingembre frais — un morceau (note piquante)
- Sirop de canne — à votre goût (douceur)
- Eau — un grand récipient (base)
Ingrédients
- Écorce de mabi (ou, à défaut, écorce amère type quinquina) — 20 g (amertume et ferment)
- Gingembre frais — 1 morceau de 4 cm (note piquante)
- Sucre de canne — 150 g (douceur et fermentation)
- Eau — 1,5 L (base)
- Zeste de citron vert — 1 (parfum)
Préparation
- Faire bouillir l'écorce et le gingembre dans l'eau 15 min, puis laisser infuser jusqu'à refroidissement.
- Filtrer et dissoudre le sucre de canne dans le liquide tiède.
- Ajouter le zeste de citron vert et verser dans une jarre couverte d'un linge.
- Laisser fermenter à température ambiante 12 à 24 h jusqu'à légère effervescence.
- Mettre en bouteille au frais et servir bien frappé.
Comment on faisait : Le mabi, répandu dans toute la Caraïbe, tire son amertume de l'écorce d'un arbuste (souvent le mauby/Colubrina) et sa légère effervescence d'une fermentation sauvage. Boisson de marché vendue par les « mabiyé », elle se préparait dans de grandes jarres de terre et se buvait avant l'ère des sodas industriels.
Le twist contemporain : Servir sur glace avec une rondelle de citron vert, comme un soda artisanal amer-doux.
Aimé Césaire · Charactorium





