La carte de Alberto Giacometti
Compagnon de la nuit et du travail (la bevanda del lavoro)

Le café noir de l'atelier (caffè nero de Montparnasse)

BoissonDocumentéefacile5 min

Un café serré, noir et amer, tel qu'on le buvait sans fin dans les cafés de Montparnasse et au coin du poêle de l'atelier. Moins un plaisir qu'un compagnon de travail.

Compagnon de la nuit et du travail (la bevanda del lavoro)

Un café serré, noir et amer, tel qu'on le buvait sans fin dans les cafés de Montparnasse et au coin du poêle de l'atelier. Moins un plaisir qu'un compagnon de travail.

Le café, c'est ce qui me tient quand la nuit s'éternise et que la tête refuse de lâcher la figure que je cherche. Au Dôme, je m'asseyais des heures, une tasse devant moi, une cigarette, et je regardais les gens passer — chaque visage un problème impossible à résoudre. Je le prends noir, serré, amer, sans rien dedans : le sucre, c'est pour ceux qui ont le temps. Moi je n'ai que le travail, et le café est de mon côté.
Alberto Giacometti
Ingrédients
  • Café moulu, torréfaction foncéeune bonne dose (base)
  • Eauune petite tasse (extraction)
Comment on faisait : Dans le Paris d'avant et d'après-guerre, les cafés de Montparnasse étaient le second atelier des artistes : on y travaillait, débattait et survivait à crédit autour d'un café. Le café serré, hérité de la tradition italienne et largement diffusé au XXe siècle, structurait des journées de travail qui ignoraient les horaires des repas.
Sources : James Lord, Giacometti: A Biography (1985) · David Sylvester, Looking at Giacometti (1994)

Voir aussi