Riz aux légumes du potager de la mission
Un riz mijoté avec les légumes du jardin de l'hôpital — gombos, feuilles vertes, oignon — lié d'un filet d'huile de palme. Nourrissant, économe, fait pour rassasier une tablée sans gaspiller.
Un riz mijoté avec les légumes du jardin de l'hôpital — gombos, feuilles vertes, oignon — lié d'un filet d'huile de palme. Nourrissant, économe, fait pour rassasier une tablée sans gaspiller.
Voyez-vous, à Lambaréné nous ne mangions pas pour le plaisir des sens mais pour tenir debout devant le travail. Le riz cuisait dans la grande marmite, on y jetait ce que le potager voulait bien donner, un peu d'huile de palme pour la force, et chacun tendait son écuelle. Je tenais à ce que la table fût la même pour le médecin et pour le malade : le respect de la vie commence à l'heure du repas, dans le pain qu'on rompt ensemble.
- •Riz — une bonne mesure (socle nourrissant)
- •Gombos frais — une poignée (légume liant)
- •Feuilles vertes (épinards d'Afrique / feuilles de manioc bouillies) — un bouquet (verdure)
- •Oignon — un (aromate)
- •Huile de palme rouge — un filet (matière grasse et couleur)
- •Sel — selon le goût (assaisonnement)
Riz aux légumes du potager de la mission
Un riz mijoté avec les légumes du jardin de l'hôpital — gombos, feuilles vertes, oignon — lié d'un filet d'huile de palme. Nourrissant, économe, fait pour rassasier une tablée sans gaspiller.
Pourquoi ce plat ? Schweitzer mangeait peu et simplement : riz, légumes et produits locaux, partagés avec ses collaborateurs. Ce plat sans façon est le quotidien littéral de sa table à Lambaréné, où la frugalité était une discipline autant qu'une nécessité.
Voyez-vous, à Lambaréné nous ne mangions pas pour le plaisir des sens mais pour tenir debout devant le travail. Le riz cuisait dans la grande marmite, on y jetait ce que le potager voulait bien donner, un peu d'huile de palme pour la force, et chacun tendait son écuelle. Je tenais à ce que la table fût la même pour le médecin et pour le malade : le respect de la vie commence à l'heure du repas, dans le pain qu'on rompt ensemble.
Ingrédients (version d’époque)
- Riz — une bonne mesure (socle nourrissant)
- Gombos frais — une poignée (légume liant)
- Feuilles vertes (épinards d'Afrique / feuilles de manioc bouillies) — un bouquet (verdure)
- Oignon — un (aromate)
- Huile de palme rouge — un filet (matière grasse et couleur)
- Sel — selon le goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Riz long — 250 g (socle nourrissant)
- Gombos (frais ou surgelés) — 150 g, en rondelles (légume liant)
- Épinards ou blettes — 200 g, ciselés (verdure)
- Oignon — 1 gros, émincé (aromate)
- Huile de palme rouge (ou, à défaut, huile neutre + 1 pincée de curcuma) — 2 c. à soupe (matière grasse et couleur)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Eau ou bouillon de légumes — 500 ml (cuisson)
Préparation
- Faites revenir l'oignon dans l'huile de palme à feu doux jusqu'à ce qu'il soit fondant.
- Ajoutez les gombos en rondelles et laissez suer 3 à 4 minutes.
- Versez le riz, remuez pour l'enrober, puis mouillez avec l'eau ou le bouillon et salez.
- Couvrez et laissez cuire à feu doux 15 minutes, jusqu'à absorption.
- Incorporez les feuilles vertes ciselées en fin de cuisson, le temps qu'elles tombent (3 minutes).
- Laissez reposer 5 minutes hors du feu, puis servez dans un grand plat commun.
Comment on faisait : À l'hôpital, on cuisinait au feu de bois dans de grandes marmites, avec ce que fournissaient le potager et les dons des villages. Le riz, importé puis cultivé localement, formait la base ; les feuilles de manioc bouillies remplaçaient nos épinards. Rien ne se jetait.
Le twist contemporain : Servez-le dans une grande calebasse ou un plat de terre posé au centre de la table, cuillères plantées dedans — l'esprit du partage avant tout dressage.
Sources : Albert Schweitzer, À l'orée de la forêt vierge (Zwischen Wasser und Urwald), 1921 · Albert Schweitzer, Ma vie et ma pensée, 1931
Albert Schweitzer · Charactorium