retournerFouées garnies de rillettes et de chèvre
Fouées garnies de rillettes et de chèvre
Pourquoi ce plat ? La fouée — petite galette de pâte qui gonfle en boule creuse dans le four à bois des caves troglodytes de Touraine — incarne exactement la convivialité bricoleuse de Calder : on l'ouvre, on la garnit soi-même de ce qu'il y a sur la table, on la dévore brûlante avec les doigts.
Une pâte à pain simple, étalée en petits disques, qui gonfle d'un coup à la chaleur vive du four jusqu'à former une boule creuse. On la fend tiède et on la fourre de rillettes, de beurre demi-sel ou de fromage de chèvre frais.
Ça, c'est le jeu préféré des gosses et des grands à ma table ! Tu glisses tes galettes dans le four bien chaud, et hop — elles se gonflent comme des ballons, toutes creuses à l'intérieur. Tu les attrapes brûlantes, tu les ouvres, et tu fourres dedans ce que tu veux : mes rillettes, une noix de beurre, un peu de chèvre frais. On en mange dix sans s'en rendre compte, en riant, les doigts gras. La meilleure cuisine, c'est celle qu'on fait avec ses mains.
- •Farine de froment — une livre (pâte)
- •Levain ou levure — un peu (levée)
- •Eau tiède et sel — ce qu'il faut (pâte)
- •Rillettes, beurre, chèvre frais — au choix (garnitures)
Fouées garnies de rillettes et de chèvre
Une pâte à pain simple, étalée en petits disques, qui gonfle d'un coup à la chaleur vive du four jusqu'à former une boule creuse. On la fend tiède et on la fourre de rillettes, de beurre demi-sel ou de fromage de chèvre frais.
Pourquoi ce plat ? La fouée — petite galette de pâte qui gonfle en boule creuse dans le four à bois des caves troglodytes de Touraine — incarne exactement la convivialité bricoleuse de Calder : on l'ouvre, on la garnit soi-même de ce qu'il y a sur la table, on la dévore brûlante avec les doigts.
Ça, c'est le jeu préféré des gosses et des grands à ma table ! Tu glisses tes galettes dans le four bien chaud, et hop — elles se gonflent comme des ballons, toutes creuses à l'intérieur. Tu les attrapes brûlantes, tu les ouvres, et tu fourres dedans ce que tu veux : mes rillettes, une noix de beurre, un peu de chèvre frais. On en mange dix sans s'en rendre compte, en riant, les doigts gras. La meilleure cuisine, c'est celle qu'on fait avec ses mains.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — une livre (pâte)
- Levain ou levure — un peu (levée)
- Eau tiède et sel — ce qu'il faut (pâte)
- Rillettes, beurre, chèvre frais — au choix (garnitures)
Ingrédients
- Farine T65 — 500 g (pâte)
- Levure de boulanger — 10 g fraîche (ou 4 g sèche) (levée)
- Eau tiède — 300 ml (hydratation)
- Sel — 10 g (assaisonnement)
- Huile d'olive — 1 c. à soupe (souplesse de la pâte)
- Rillettes, beurre demi-sel, fromage de chèvre frais — à volonté (garnitures)
Préparation
- Mélangez farine, levure, sel, eau et huile ; pétrissez 10 min jusqu'à une pâte souple. Laissez lever 1 h 30 sous un linge.
- Préchauffez le four au maximum (250°C minimum) avec une pierre ou une plaque épaisse à l'intérieur.
- Divisez la pâte en boules de la taille d'un œuf, étalez chacune en disque fin de 10-12 cm.
- Enfournez directement sur la surface brûlante : en 3 à 5 minutes, les disques gonflent en boules creuses et dorent.
- Sortez-les, fendez-les tièdes et garnissez aussitôt de rillettes, de beurre ou de chèvre frais. Dévorez sans attendre.
Comment on faisait : Dans les caves troglodytes de Touraine et d'Anjou, on cuisait jadis les fouées pour tester la chaleur du four à pain avant d'y glisser les grosses miches : ces petites galettes gonflées étaient le casse-croûte du boulanger et des enfants, mangées brûlantes sur place.
Le twist contemporain : Un buffet de fouées : chacun pétrit et garnit la sienne, comme un atelier de sculpture comestible — Calder aurait adoré.
Sources : Traditions boulangères de Touraine-Anjou · Curnonsky, La Touraine gourmande
Alexander Calder · Charactorium





