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Poires tapées au Vouvray
Pourquoi ce plat ? À Rivarennes, tout près de Saché, on séchait les poires entières au four et on les aplatissait à la main : les fameuses « poires tapées » de Touraine. Réhydratées dans un Vouvray sucré, elles offraient à la table de Calder une douceur de fin de repas, simple et locale comme il les aimait.
Des poires séchées et aplaties, longuement pochées dans du Vouvray parfumé de sucre et de cannelle, jusqu'à redevenir moelleuses et gorgées de vin. Une douceur ambrée, à la fois sucrée et acidulée.
Mes voisins de Rivarennes faisaient ces drôles de poires aplaties qu'on gardait tout l'hiver, dures comme du cuir. Le truc, c'est de les faire tremper longtemps dans le vin blanc avec un peu de sucre et de cannelle — et là, magie : elles regonflent, elles deviennent tendres, et le vin se change en sirop d'or. Je les servais à la fin du repas, juste tièdes. Une merveille, et rien de compliqué — la simplicité, c'est ce que je préfère.
- •Poires tapées séchées — une douzaine (fruit de conservation)
- •Vin blanc de Vouvray — une bouteille (bain de réhydratation)
- •Sucre — une bonne poignée (douceur, sirop)
- •Cannelle — un bâton (parfum)
Poires tapées au Vouvray
Des poires séchées et aplaties, longuement pochées dans du Vouvray parfumé de sucre et de cannelle, jusqu'à redevenir moelleuses et gorgées de vin. Une douceur ambrée, à la fois sucrée et acidulée.
Pourquoi ce plat ? À Rivarennes, tout près de Saché, on séchait les poires entières au four et on les aplatissait à la main : les fameuses « poires tapées » de Touraine. Réhydratées dans un Vouvray sucré, elles offraient à la table de Calder une douceur de fin de repas, simple et locale comme il les aimait.
Mes voisins de Rivarennes faisaient ces drôles de poires aplaties qu'on gardait tout l'hiver, dures comme du cuir. Le truc, c'est de les faire tremper longtemps dans le vin blanc avec un peu de sucre et de cannelle — et là, magie : elles regonflent, elles deviennent tendres, et le vin se change en sirop d'or. Je les servais à la fin du repas, juste tièdes. Une merveille, et rien de compliqué — la simplicité, c'est ce que je préfère.
Ingrédients (version d’époque)
- Poires tapées séchées — une douzaine (fruit de conservation)
- Vin blanc de Vouvray — une bouteille (bain de réhydratation)
- Sucre — une bonne poignée (douceur, sirop)
- Cannelle — un bâton (parfum)
Ingrédients
- Poires tapées (ou poires séchées) — 12 (fruit séché)
- Vin blanc moelleux de Vouvray — 75 cl (pochage)
- Sucre — 100 g (sirop)
- Bâton de cannelle — 1 (épice)
- Zeste d'orange (facultatif) — 1 lanière (fraîcheur)
Préparation
- Disposez les poires tapées dans une casserole, couvrez de Vouvray, ajoutez le sucre, la cannelle et le zeste.
- Portez à frémissement puis laissez pocher à feu doux 30 à 40 min, jusqu'à ce que les poires soient bien moelleuses.
- Retirez les poires délicatement et réservez-les dans un plat.
- Faites réduire le vin de pochage à feu vif jusqu'à obtenir un sirop nappant.
- Nappez les poires de ce sirop et servez tiède, seul ou avec un peu de fromage frais.
Comment on faisait : À Rivarennes, on séchait les poires entières dans le four à pain refroidi pendant plusieurs jours, puis on les « tapait » une à une avec une platissoire pour en chasser l'air : ainsi conservées, elles tenaient tout l'hiver et se réhydrataient dans le vin ou l'eau au moment de servir.
Le twist contemporain : Dressez chaque poire luisante sur une assiette avec un filet de sirop tracé d'un geste vif — un trait de pinceau sucré, à la manière d'une gouache de l'artiste.
Sources : Confrérie des Poires Tapées de Rivarennes · Curnonsky, La France gastronomique — La Touraine
Alexander Calder · Charactorium





