La carte de Alexandre Falguière
La douceur de foire (lo milhàs)

Millas toulousain grillé et sucré

Street foodDocumentée🍯facile40 min (+ refroidissement)

Une bouillie épaisse de farine de maïs, laissée à refroidir puis coupée en losanges et poêlée au gras jusqu'à devenir dorée et croustillante, servie chaude et sucrée. La gourmandise de rue du pays toulousain.

La douceur de foire (lo milhàs)

Une bouillie épaisse de farine de maïs, laissée à refroidir puis coupée en losanges et poêlée au gras jusqu'à devenir dorée et croustillante, servie chaude et sucrée. La gourmandise de rue du pays toulousain.

Petit, sur le marché de Toulouse, je guettais l'odeur du millas qui grillait à la poêle. La bonne femme versait sa bouillie de farine de maïs dans un grand plat, la laissait prendre, et la coupait en losanges. Hop, dans la graisse chaude, et quand c'était bien doré, croustillant dehors et fondant dedans, elle vous le tendait saupoudré de sucre, brûlant les doigts. On se régalait à même la main, en courant. C'est peu de chose, et pourtant je n'ai jamais rien mangé d'aussi bon à Paris — les souvenirs d'enfance, ça n'a pas de prix.
Alexandre Falguière
Ingrédients
  • Farine de maïsune bonne quantité (base)
  • Eau (ou bouillon)le triple de la farine (liquide de cuisson)
  • Graisse d'oie ou de canardpour la poêle (friture)
  • Sucrepour saupoudrer (finition)
  • Selune pincée (assaisonnement)
Comment on faisait : Le millas (ou milhàs) est attesté dans tout le Sud-Ouest dès l'arrivée du maïs au XVIIe siècle. Bouillie de base des campagnes, il se mangeait nature, salé avec la viande, ou — version gourmande des foires et marchés — grillé et sucré comme friandise de rue.
Sources : Études ethnographiques sur le millas/milhàs du Sud-Ouest occitan · Traditions des marchés toulousains au XIXe siècle

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