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Bonshommes de pain d'épices à la mélasse
Pourquoi ce plat ? Lors d'un débat de 1858 contre Stephen Douglas, Lincoln raconta qu'enfant pauvre, sa mère lui avait un jour fait des bonshommes de pain d'épices ; un garçon plus pauvre encore les lui échangea en disant n'aimer rien tant que le pain d'épices tout en en recevant si peu. L'anecdote, restée célèbre, attache ce gâteau à son enfance.
Des petits bonshommes de pâte sombre, parfumés au gingembre et sucrés à la mélasse, cuits au four jusqu'à devenir moelleux-fermes. La gourmandise des enfants de la frontière, faite avec presque rien.
Quand j'étais gamin, recevoir des bonshommes de pain d'épices, c'était fête entière. Ma mère pétrissait la farine avec un peu de mélasse et de gingembre, et façonnait des petits hommes que nous, les enfants, tenions comme un trésor. Je me souviens d'un garçon plus démuni que moi qui m'échangea les siens, disant qu'il n'aimait personne au monde le pain d'épices autant que lui — et qu'il en recevait moins que quiconque. Cette parole-là, je ne l'ai jamais oubliée.
- •Farine de blé — plein bol (base)
- •Mélasse — une bonne rasade (sucrant)
- •Gingembre en poudre — une cuillerée (épice signature)
- •Saleratus (bicarbonate) — une pincée (levant)
- •Saindoux ou beurre — une noix (moelleux)
Bonshommes de pain d'épices à la mélasse
Des petits bonshommes de pâte sombre, parfumés au gingembre et sucrés à la mélasse, cuits au four jusqu'à devenir moelleux-fermes. La gourmandise des enfants de la frontière, faite avec presque rien.
Pourquoi ce plat ? Lors d'un débat de 1858 contre Stephen Douglas, Lincoln raconta qu'enfant pauvre, sa mère lui avait un jour fait des bonshommes de pain d'épices ; un garçon plus pauvre encore les lui échangea en disant n'aimer rien tant que le pain d'épices tout en en recevant si peu. L'anecdote, restée célèbre, attache ce gâteau à son enfance.
Quand j'étais gamin, recevoir des bonshommes de pain d'épices, c'était fête entière. Ma mère pétrissait la farine avec un peu de mélasse et de gingembre, et façonnait des petits hommes que nous, les enfants, tenions comme un trésor. Je me souviens d'un garçon plus démuni que moi qui m'échangea les siens, disant qu'il n'aimait personne au monde le pain d'épices autant que lui — et qu'il en recevait moins que quiconque. Cette parole-là, je ne l'ai jamais oubliée.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de blé — plein bol (base)
- Mélasse — une bonne rasade (sucrant)
- Gingembre en poudre — une cuillerée (épice signature)
- Saleratus (bicarbonate) — une pincée (levant)
- Saindoux ou beurre — une noix (moelleux)
Ingrédients
- Farine — 300 g (base)
- Mélasse — 120 g (sucrant)
- Gingembre en poudre — 2 c. à café (épice signature)
- Bicarbonate de soude — 1 c. à café (levant)
- Beurre mou — 80 g (moelleux)
- Cannelle — 1 c. à café (épice d'appoint)
Préparation
- Travailler le beurre avec la mélasse jusqu'à un mélange lisse.
- Ajouter la farine, le gingembre, la cannelle et le bicarbonate ; pétrir en une pâte ferme.
- Laisser reposer 30 min au frais.
- Étaler sur 5 mm, découper des bonshommes à l'emporte-pièce.
- Cuire 10 à 12 min à 180 °C, jusqu'à ce que les bords soient pris. Laisser refroidir : ils raffermissent en refroidissant.
Comment on faisait : Sur la frontière, le sucre raffiné coûtait cher : on sucrait au sirop de mélasse ou de sorgho. Le levant n'était pas la levure chimique moderne mais le saleratus (bicarbonate de potasse), vendu en bloc. Les épices comme le gingembre, importées, faisaient du pain d'épices un petit luxe accessible.
Le twist contemporain : Glaçage royal blanc pour dessiner haut-de-forme et nœud papillon : un clin d'œil à la silhouette présidentielle.
Sources : Débats Lincoln-Douglas, 1858 (anecdote du pain d'épices rapportée par Lincoln) · Rae Katherine Eighmey, Abraham Lincoln in the Kitchen, Smithsonian Books, 2014
Abraham Lincoln · Charactorium





