La carte de Alexandre Pouchkine
Douceur de fin de soirée, autour du samovar

Pommes au four au miel — pétchionye iabloki

RemèdeDocumentée🍯 🍋facile45 min

Des pommes évidées, fourrées de miel et de quelques épices douces, cuites jusqu'à devenir fondantes et parfumées. Un dessert humble, doux-acidulé, qu'on tenait pour bienfaisant et qu'on servait tiède avec le thé.

Douceur de fin de soirée, autour du samovar

Des pommes évidées, fourrées de miel et de quelques épices douces, cuites jusqu'à devenir fondantes et parfumées. Un dessert humble, doux-acidulé, qu'on tenait pour bienfaisant et qu'on servait tiède avec le thé.

Quand le soir tombait sur Mikhaïlovskoïe et que le samovar chantait, ma niania glissait au four quelques pommes de notre verger, le cœur empli de miel. Elles en ressortaient tendres comme une confiture, fumantes et parfumées, et l'on disait qu'elles étaient bonnes pour l'estomac autant que pour l'âme. Je les mangeais à la cuillère, brûlantes, en lisant Byron près du poêle. Vois-tu, il n'est pas besoin de grand-chose pour être heureux : une pomme cuite, un peu de thé, et un vers qui vient.
Alexandre Pouchkine
Ingrédients
  • Pommes du verger (variétés acidulées, type antonovka)autant que de convives (base)
  • Mielune cuillerée par pomme (douceur)
  • Cannelle ou clou de girofleune pincée (épice douce)
  • Beurreune noisette par pomme (moelleux)
Comment on faisait : La pomme cuite au four ou au poêle était un dessert de fin d'automne et d'hiver typique des campagnes russes, où l'on conservait les pommes acidulées (comme l'antonovka) à la cave. On la jugeait digeste et fortifiante, et on la donnait volontiers aux convalescents — d'où sa réputation de douceur « de santé ».
Sources : Elena Molokhovets, Подарок молодым хозяйкам, 1861 · Fiche Charactorium — habitudes alimentaires de Pouchkine en exil