La carte de Alexandre Ier
Infusion de framboise au miel (malinovy uzvar)
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Napitok-remède — la tisane chaude des veillées de maladie, héritée de la médecine domestique russe

Infusion de framboise au miel (malinovy uzvar)

RemèdeReconstitution🍯 🍋facile15 min
Napitok-remède — la tisane chaude des veillées de maladie, héritée de la médecine domestique russe

Infusion de framboise au miel (malinovy uzvar)

Pourquoi ce plat ? Alexandre Ier mourut en novembre 1825 à Taganrog, emporté par une fièvre (sans doute le typhus) après une tournée dans le sud. La tisane de framboise au miel était le remède russe par excellence contre la fièvre — celui qu'on aurait préparé à son chevet, comme à celui de tous les malades de l'Empire.

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Napitok-remède — la tisane chaude des veillées de maladie, héritée de la médecine domestique russe

Tisane brûlante de framboises (fraîches l'été, séchées l'hiver) et de feuilles de framboisier, adoucie au miel. Douce-acidulée, sudorifique, c'est le réconfort universel des grippes et des fièvres russes.

Ici, à Taganrog, loin de ma capitale, la fièvre me tient et nul faste impérial n'y peut rien. Qu'on m'apporte donc le remède des humbles : la framboise. On verse l'eau bouillante sur les baies séchées de l'été et leurs feuilles, on couvre, on laisse l'arôme se rendre, puis le miel hors du feu. On la boit aussi chaude qu'on peut la souffrir, sous trois couvertures, pour faire venir la sueur qui chasse le mal. La couronne ne guérit pas les hommes ; la framboise et la patience, parfois.
Alexandre Ier
Ingrédients
  • Framboises séchées (récolte d'été)une poignée (principe actif et acidité)
  • Feuilles de framboisierquelques-unes (infusion)
  • Mielune cuillerée (adoucissant)
  • Eau bouillanteun bol (base)
Comment on faisait : La médecine domestique russe (et plus tard les manuels du XIXe siècle) recommandait la framboise comme sudorifique de référence contre les refroidissements et les fièvres ; on en faisait sécher et confire des réserves chaque été. Le miel, antiseptique doux, l'accompagnait toujours.
Sources : Tradition de la médecine domestique russe (XIXe s.) · Darra Goldstein, « Beyond the North Wind » (2020)

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