Streuselkuchen — gâteau levé aux miettes de beurre
Une pâte briochée moelleuse coiffée d'une épaisse couche de streusel — des miettes croustillantes de beurre, de sucre et de farine. Tiède, avec un café fort, c'est le goût même du dimanche allemand.
Une pâte briochée moelleuse coiffée d'une épaisse couche de streusel — des miettes croustillantes de beurre, de sucre et de farine. Tiède, avec un café fort, c'est le goût même du dimanche allemand.
Le dimanche, après le service, on ne saurait recevoir sans un Streuselkuchen sur la table. Tout l'art tient dans les miettes : on travaille le beurre froid du bout des doigts avec la farine et le sucre, jusqu'à former de gros grumeaux dorés — surtout ne les écrasez pas en pâte ! On les répand en couche généreuse, et au four. Une tasse de bon café à côté, et l'on oublie un moment les querelles de mes savants confrères.
- •Farine de froment — selon la fournée (base pâte et streusel)
- •Levure de boulanger — un peu (levage)
- •Lait — une tasse (liquide de pâte)
- •Beurre — une bonne motte (richesse et miettes)
- •Sucre — selon le goût (douceur, streusel)
- •Œufs — un ou deux (liant)
Streuselkuchen — gâteau levé aux miettes de beurre
Une pâte briochée moelleuse coiffée d'une épaisse couche de streusel — des miettes croustillantes de beurre, de sucre et de farine. Tiède, avec un café fort, c'est le goût même du dimanche allemand.
Pourquoi ce plat ? Le rituel du café-gâteau de l'après-midi rythme la vie bourgeoise et universitaire de l'Allemagne wilhelminienne. Wegener, qui boit « régulièrement du café et du thé », partageait cette pause autour d'un Streuselkuchen, gâteau du dimanche et des réunions de famille.
Le dimanche, après le service, on ne saurait recevoir sans un Streuselkuchen sur la table. Tout l'art tient dans les miettes : on travaille le beurre froid du bout des doigts avec la farine et le sucre, jusqu'à former de gros grumeaux dorés — surtout ne les écrasez pas en pâte ! On les répand en couche généreuse, et au four. Une tasse de bon café à côté, et l'on oublie un moment les querelles de mes savants confrères.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — selon la fournée (base pâte et streusel)
- Levure de boulanger — un peu (levage)
- Lait — une tasse (liquide de pâte)
- Beurre — une bonne motte (richesse et miettes)
- Sucre — selon le goût (douceur, streusel)
- Œufs — un ou deux (liant)
Ingrédients
- Farine T55 — 300 g (pâte) + 200 g (streusel) (base)
- Lait tiède — 120 ml (liquide de pâte)
- Levure de boulanger fraîche — 20 g (levage)
- Sucre — 50 g (pâte) + 150 g (streusel) (douceur)
- Beurre — 60 g (pâte) + 150 g froid (streusel) (richesse, miettes)
- Œuf — 1 (liant)
- Vanille ou zeste de citron — 1 pointe (parfum)
- Sucre glace — pour saupoudrer (finition)
Préparation
- Délayez la levure dans le lait tiède avec une pincée de sucre, laissez mousser 10 min.
- Pétrissez la pâte (farine, sucre, beurre mou, œuf, levure) jusqu'à ce qu'elle soit souple ; laissez lever 1 h sous un linge.
- Préparez le streusel : sablez du bout des doigts farine, sucre et beurre froid pour former de gros grumeaux.
- Étalez la pâte sur une plaque, couvrez d'une couche épaisse de streusel.
- Laissez lever encore 20 min, puis enfournez à 180 °C 25-30 min jusqu'à dorure. Saupoudrez de sucre glace et servez tiède.
Comment on faisait : Spécialité de Silésie devenue nationale, le Streuselkuchen se cuisait sur de grandes plaques au four du dimanche, voire chez le boulanger du quartier qui louait son four refroidi après la fournée de pain. Le rapport miettes/pâte généreux signait la qualité du foyer.
Le twist contemporain : Une version « tectonique » : on creuse des failles dans le streusel pour y nicher des éclats de pommes caramélisées, comme des continents qui dérivent.
Alfred Wegener · Charactorium