La carte de Aliénor d'Aquitaine
Cotignac de coing au miel
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Épice de chambre (la confiture-remède de fin de repas)

Cotignac de coing au miel

ConservationReconstitution🍯 🍋moyen1 h 30 (+ séchage)
Épice de chambre (la confiture-remède de fin de repas)

Cotignac de coing au miel

Pourquoi ce plat ? Aliénor finit ses jours à l'abbaye de Fontevraud, où l'on cultive les vergers et où la pâte de coing — réputée bonne pour l'estomac — se prépare et se garde tout l'hiver. Cette douceur ferme et ambrée, à la fois confiserie et remède, accompagne ses dernières années dans le calme du cloître.

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Épice de chambre (la confiture-remède de fin de repas)

Une pâte de coing épaisse, cuite longuement avec du miel jusqu'à prendre, parfumée d'épices, puis séchée et découpée en losanges. Acidulée et sucrée, elle se conserve des mois et se mange en fin de repas pour « refermer l'estomac ».

Le coing, dur et âpre à le mordre cru, devient sous l'effet du feu et du miel une douceur de garde qui dure tout l'hiver. À Fontevraud, on en cuit de pleines bassines, longuement remuées, puis on la laisse prendre et sécher avant de la tailler en losanges. On la mange en fin de repas, car elle apaise l'estomac, dit-on, et resserre les humeurs. Une vieille reine y trouve un réconfort simple : le goût d'un verger, gardé hors saison.
Aliénor d'Aquitaine
Ingrédients
  • Coings mûrsplusieurs (fruit de base)
  • Mielà parts généreuses (sucre conservateur)
  • Cannelle et gingembreun peu (épices)
  • Eau de cuisson du coingce qu'il faut (liquide de cuisson)
Comment on faisait : Le cotignac (de coing) compte parmi les plus anciennes confiseries-remèdes d'Occident, héritière des conserves de fruits au miel romaines et arabes. Avant la diffusion du sucre, le miel assurait la conservation. Servi parmi les « épices de chambre » en clôture de repas, on lui prêtait des vertus digestives — médecine et gourmandise mêlées.

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