La carte de Avicenne
morabbâ (fruit confit de garde)

Morabbâ de coing au miel et à l'eau de rose

ConservationReconstitution🍯 🍋moyen2 h

Quartiers de coing pochés longuement dans un sirop de miel parfumé à l'eau de rose et à la cannelle, jusqu'à prendre une belle teinte ambrée. Conservé en pot, c'est la douceur de garde qui réjouit la sufra hors saison.

morabbâ (fruit confit de garde)

Quartiers de coing pochés longuement dans un sirop de miel parfumé à l'eau de rose et à la cannelle, jusqu'à prendre une belle teinte ambrée. Conservé en pot, c'est la douceur de garde qui réjouit la sufra hors saison.

Le coing est un fruit froid et astringent, ami de l'estomac affaibli ; encore faut-il savoir le garder quand l'arbre n'en donne plus. Je le faisais cuire à petit feu dans le miel jusqu'à ce que sa chair pâle vire à l'ambre et que le sirop le pénètre tout entier. Un soupçon d'eau de rose, une écorce de cannelle, et voilà une douceur qui tient tout l'hiver en jarre. Prenez-en une cuillerée après le repas : elle resserre le ventre et réjouit l'humeur.
Avicenne
Ingrédients
  • Coings mûrstrois (fruit de garde)
  • Mielun grand bol (agent de conservation)
  • Eau de roseun filet (parfum)
  • Cannelle (écorce)un bâton (épice)
  • Jus de citron ou verjusun peu (acidité, tenue)
  • Eauà hauteur (sirop)
Comment on faisait : Confire les fruits dans le miel (puis, plus tard, le sucre) était la grande technique de conservation des cuisines persane et arabe médiévales. Le coing, riche en pectine, prend particulièrement bien et était réputé pour ses vertus digestives — ce qu'Avicenne note dans ses écrits sur les aliments.
Sources : Ibn Sayyâr al-Warrâq, Kitâb al-Tabîkh (Xe siècle) · Avicenne, Al-Qânûn fî al-Tibb (chapitres sur les aliments)

Voir aussi