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Les navettes parfumées à la fleur d'oranger
Pourquoi ce plat ? Inspirées des navettes de Provence, ces petits biscuits secs en forme de barque accompagnaient le café et les longues tablées du Midi cher à Daudet. Leur douceur à la fleur d'oranger apporte la note sucrée de la table provençale, et leur garde prolongée en fait le gâteau qu'on trempe au coin du feu.
De petits biscuits secs et dorés, en forme de barque, parfumés à la fleur d'oranger. Très peu d'eau, beaucoup de garde : on les conserve des semaines en boîte et on les trempe dans le café ou le vin doux.
Après l'aïoli et le pichet de vin, quand le café fume, on sort la boîte de navettes. Petites barques dorées et dures sous la dent, elles sentent la fleur d'oranger comme un jardin de Provence au mois de mai. On les trempe, on les croque, on parle encore une heure. Ma foi, elles se gardent si bien qu'on en retrouve toujours une oubliée au fond de la boîte, et c'est une petite joie de plus.
- •Farine de froment — une livre (base)
- •Sucre — une demi-livre (douceur)
- •Œufs — deux (liant)
- •Eau de fleur d'oranger — un petit verre (parfum signature)
- •Huile d'olive douce ou beurre — un peu (moelleux et conservation)
Les navettes parfumées à la fleur d'oranger
De petits biscuits secs et dorés, en forme de barque, parfumés à la fleur d'oranger. Très peu d'eau, beaucoup de garde : on les conserve des semaines en boîte et on les trempe dans le café ou le vin doux.
Pourquoi ce plat ? Inspirées des navettes de Provence, ces petits biscuits secs en forme de barque accompagnaient le café et les longues tablées du Midi cher à Daudet. Leur douceur à la fleur d'oranger apporte la note sucrée de la table provençale, et leur garde prolongée en fait le gâteau qu'on trempe au coin du feu.
Après l'aïoli et le pichet de vin, quand le café fume, on sort la boîte de navettes. Petites barques dorées et dures sous la dent, elles sentent la fleur d'oranger comme un jardin de Provence au mois de mai. On les trempe, on les croque, on parle encore une heure. Ma foi, elles se gardent si bien qu'on en retrouve toujours une oubliée au fond de la boîte, et c'est une petite joie de plus.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine de froment — une livre (base)
- Sucre — une demi-livre (douceur)
- Œufs — deux (liant)
- Eau de fleur d'oranger — un petit verre (parfum signature)
- Huile d'olive douce ou beurre — un peu (moelleux et conservation)
Ingrédients
- Farine — 250 g (base)
- Sucre — 100 g (douceur)
- Œuf — 1 entier + 1 jaune (pour dorer) (liant et dorure)
- Eau de fleur d'oranger — 3 c. à soupe (parfum signature)
- Beurre mou (ou huile d'olive douce) — 40 g (moelleux)
- Sel — 1 pincée (équilibre)
Préparation
- Mélangez la farine, le sucre et le sel ; ajoutez l'œuf, le beurre et la fleur d'oranger.
- Pétrissez en une pâte ferme et lisse, laissez reposer 30 min.
- Façonnez des boudins, coupez des tronçons et roulez-les en petites barques pointues, fendues d'un coup de couteau sur le dessus.
- Dorez au jaune d'œuf et enfournez 15 à 20 min à 180 °C jusqu'à ce qu'ils soient dorés.
- Laissez refroidir : ils durcissent en séchant et se conservent plusieurs semaines en boîte.
Comment on faisait : Les navettes, biscuits secs en forme de barque, sont une tradition provençale ancienne (notamment marseillaise, liées à la Chandeleur). Leur faible teneur en eau leur donnait une longue conservation : on les gardait en réserve pour accompagner le café tout au long de l'hiver.
Le twist contemporain : Présentez-les debout dans un bocal de verre comme une petite flottille — et servez-les avec un verre de vin d'orange maison.
Sources : J.-B. Reboul, La Cuisinière provençale (1897)
Alphonse Daudet · Charactorium





