Ratafia de Champagne aux fruits de l'Aube
Un vin de liqueur maison : on stoppe la fermentation du moût de raisin avec du marc, et le sucre naturel du raisin est ainsi conservé. Doux, fruité, légèrement acidulé, il se garde longtemps et se boit à l'apéritif ou sur un dessert.
Un vin de liqueur maison : on stoppe la fermentation du moût de raisin avec du marc, et le sucre naturel du raisin est ainsi conservé. Doux, fruité, légèrement acidulé, il se garde longtemps et se boit à l'apéritif ou sur un dessert.
Tenez, prenez donc un petit verre de mon ratafia — non, non, on ne refuse pas ! Chez le vigneron champenois, on garde toujours un flacon en cave pour fêter une visite. On arrête le jus du raisin avec un peu de marc, voyez, et le sucre du fruit reste prisonnier, tout sage. Il faut le laisser dormir des mois dans le noir avant de le verser. Buvez-le frais, à petites gorgées : c'est tout le soleil de nos coteaux qu'on a mis en bouteille.
- •Moût de raisin frais (jus non fermenté) — deux tiers (base)
- •Marc de Champagne (eau-de-vie de raisin) — un tiers (mutage et conservation)
- •Bâton de cannelle, zeste — facultatif (parfum)
Ratafia de Champagne aux fruits de l'Aube
Un vin de liqueur maison : on stoppe la fermentation du moût de raisin avec du marc, et le sucre naturel du raisin est ainsi conservé. Doux, fruité, légèrement acidulé, il se garde longtemps et se boit à l'apéritif ou sur un dessert.
Pourquoi ce plat ? Dans toute la Champagne viticole, on prépare le ratafia en mutant le jus de raisin frais avec de l'eau-de-vie : c'est la boisson de réserve que l'on garde des mois en cave et que l'on sort pour l'invité. Boucher, enfant de cette terre à vignes, a forcément connu ce flacon ambré qu'on tendait aux visiteurs en signe d'accueil.
Tenez, prenez donc un petit verre de mon ratafia — non, non, on ne refuse pas ! Chez le vigneron champenois, on garde toujours un flacon en cave pour fêter une visite. On arrête le jus du raisin avec un peu de marc, voyez, et le sucre du fruit reste prisonnier, tout sage. Il faut le laisser dormir des mois dans le noir avant de le verser. Buvez-le frais, à petites gorgées : c'est tout le soleil de nos coteaux qu'on a mis en bouteille.
Ingrédients (version d’époque)
- Moût de raisin frais (jus non fermenté) — deux tiers (base)
- Marc de Champagne (eau-de-vie de raisin) — un tiers (mutage et conservation)
- Bâton de cannelle, zeste — facultatif (parfum)
Ingrédients
- Jus de raisin blanc pur (frais ou pasteurisé non sucré) — 70 cl (base)
- Eau-de-vie de marc (ou de raisin), 40° — 30 cl (mutage)
- Sucre — 50 à 80 g (selon le jus) (ajustement de la douceur)
- Bâton de cannelle — 1 (facultatif) (parfum)
Préparation
- Mélangez le jus de raisin et l'eau-de-vie dans un grand bocal propre ; ajoutez le sucre et remuez jusqu'à dissolution.
- Glissez éventuellement le bâton de cannelle ; fermez hermétiquement.
- Laissez macérer au frais et à l'obscurité au moins 2 mois (idéalement 6) en remuant de temps en temps.
- Filtrez à travers une étamine, mettez en bouteille et conservez en cave.
- Servez bien frais en apéritif ou sur une part de tarte.
Comment on faisait : Le ratafia est une vieille pratique des régions viticoles françaises : faute de pouvoir tout vinifier, le vigneron « mutait » une partie du moût à l'alcool pour le conserver. En Champagne, on l'a longtemps fait à la maison avec le marc distillé sur place ; il accompagnait les grands moments familiaux et l'accueil des hôtes.
Le twist contemporain : Présentez-le dans un petit verre à liqueur taillé, avec une lamelle de poire fraîche au fond — élégance fin-de-siècle assurée.
Alfred Boucher · Charactorium