La carte de Ambroise Paré
Porée verte aux poireaux et bettes
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Potage (premier service)

Porée verte aux poireaux et bettes

QuotidienDocumentée🧂 🍄facile40 min
Potage (premier service)

Porée verte aux poireaux et bettes

Pourquoi ce plat ? Plat de tous les jours sur les tables de la France du XVIe siècle, la porée nourrissait modestement même les maisons aisées entre deux festins. Paré, fils d'artisan de Laval devenu chirurgien de cour, a connu cette cuisine simple avant les fastes royaux : un bouillon d'herbes qu'on mangeait sans façon.

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Potage (premier service)

Une soupe épaisse de poireaux, bettes et herbes liée au pain, douce et réconfortante, telle qu'on la servait dans presque tous les foyers.

Or çà, mon ami, voici la porée que l'on mangeait chez nous à Laval avant que je ne visse la table du Roy. Prends tes poireaux et tes bettes, lave-les bien, hache-les menu et fais-les cuire tout doucement en bouillon gras. J'y mets une mie de pain pour épaissir et un peu de safran pour la belle couleur dorée. C'est viande de pauvre, certes, mais qui réchauffe le ventre et tient l'homme debout par les froids matins de campagne, ainsi que je l'ai vu maintes fois aux camps de guerre.
Ambroise Paré
Ingrédients
  • Poireauxune bonne botte (base du potage)
  • Bettes (feuilles)une poignée (verdure)
  • Bouillon gras (de volaille ou de bœuf)à couvrir (liquide de cuisson)
  • Mie de pain rassisquelques tranches (liant)
  • Safranquelques pistils (couleur et parfum)
  • Saindoux ou beurreune cuillerée (matière grasse)
  • Selà goût (assaisonnement)
Comment on faisait : La « porée » désigne au Moyen Âge et à la Renaissance tout pottage d'herbes potagères ; la porée verte (poireaux, bettes, herbes) s'oppose à la porée blanche. Le pain servait à lier les soupes faute de pommes de terre, inconnues des cuisines françaises de l'époque.
Sources : Le Viandier de Taillevent · Platine (Bartolomeo Sacchi), De honesta voluptate

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