Pain d'épeautre rompu à l'huile d'olive
Un pain plat et dense de farine d'épeautre, cuit sur une pierre chaude, que l'on rompt et que l'on arrose d'huile d'olive verte. Simple, nourrissant, il sert d'assiette et de cuillère.
Un pain plat et dense de farine d'épeautre, cuit sur une pierre chaude, que l'on rompt et que l'on arrose d'huile d'olive verte. Simple, nourrissant, il sert d'assiette et de cuillère.
Approche, et romps avec moi ce pain. Vois comme ma servante l'a pétri d'épeautre et d'eau, sans hâte, puis l'a couché sur la pierre brûlante jusqu'à ce qu'il se boursoufle. Verse dessus l'huile fraîche du pressoir, celle qui coule verte et amère — c'est ainsi qu'on mange dans la maison de mon père Manassé, et dans la maison de David avant lui. Mange, car nul ne s'assied à ma table sans d'abord rompre le lehem.
- •Farine d'épeautre moulue à la meule — à pleines mains (base du pain)
- •Eau de source — ce qu'il faut pour lier (hydratation)
- •Sel de la mer Morte — une pincée (assaisonnement)
- •Huile d'olive pressée à froid — à volonté (à verser sur le pain)
Pain d'épeautre rompu à l'huile d'olive
Un pain plat et dense de farine d'épeautre, cuit sur une pierre chaude, que l'on rompt et que l'on arrose d'huile d'olive verte. Simple, nourrissant, il sert d'assiette et de cuillère.
Pourquoi ce plat ? Même à la table d'un roi idolâtre, le pain restait le centre de tout repas en Juda. On le rompait à la main et on le trempait dans l'huile : c'est le geste alimentaire le plus banal et le plus quotidien de la vie d'Amon, depuis le palais de la Cité de David.
Approche, et romps avec moi ce pain. Vois comme ma servante l'a pétri d'épeautre et d'eau, sans hâte, puis l'a couché sur la pierre brûlante jusqu'à ce qu'il se boursoufle. Verse dessus l'huile fraîche du pressoir, celle qui coule verte et amère — c'est ainsi qu'on mange dans la maison de mon père Manassé, et dans la maison de David avant lui. Mange, car nul ne s'assied à ma table sans d'abord rompre le lehem.
Ingrédients (version d’époque)
- Farine d'épeautre moulue à la meule — à pleines mains (base du pain)
- Eau de source — ce qu'il faut pour lier (hydratation)
- Sel de la mer Morte — une pincée (assaisonnement)
- Huile d'olive pressée à froid — à volonté (à verser sur le pain)
Ingrédients
- Farine d'épeautre — 300 g (base du pain)
- Eau tiède — 180 ml (hydratation)
- Sel — 1 c. à café (assaisonnement)
- Huile d'olive vierge extra — 4 c. à soupe (à verser sur le pain)
Préparation
- Mélanger la farine d'épeautre et le sel, puis ajouter l'eau peu à peu jusqu'à obtenir une pâte souple.
- Pétrir 8 à 10 minutes, couvrir et laisser reposer 30 minutes.
- Diviser en boules de la taille d'un poing et les aplatir en galettes de 5 mm.
- Cuire chaque galette 2 à 3 minutes par face sur une pierre ou une poêle en fonte très chaude, jusqu'à ce qu'elle gonfle et se tache de brun.
- Servir tiède, rompu à la main, arrosé d'huile d'olive.
Comment on faisait : En Juda, le pain plat était cuit quotidiennement par les femmes du foyer sur une pierre (saj) ou contre la paroi d'un four en terre (tannour). L'épeautre et l'orge nourrissaient le peuple ; le froment, plus rare, était un luxe. Sans levure préparée à l'avance, beaucoup de pains étaient azymes ou à peine levés par une pâte de la veille.
Le twist contemporain : Saupoudrer d'un peu de za'atar (hysope, sumac, sésame) avant l'huile, pour un clin d'œil aux herbes des collines de Judée.
Amon · Charactorium

