Chevreau rôti au miel et au thym (eriphos optos)
Un quartier de chevreau lentement rôti à la broche, badigeonné de miel et de thym, qui caramélise en une croûte dorée. Le plat des noces et des banquets, à partager à la main.
Un quartier de chevreau lentement rôti à la broche, badigeonné de miel et de thym, qui caramélise en une croûte dorée. Le plat des noces et des banquets, à partager à la main.
Approche, étranger, et prends place sur le lit qu'on t'a dressé. À la table de mon père Céphée, on ne sert point la viande à la hâte : le chevreau tourne longuement sur la braise, et de ma main je le nappe de miel et de thym des collines jusqu'à ce qu'il brille comme l'ambre. Le jour où Persée brisa mes fers et me prit pour épouse, c'est ce mets que l'on fit fumer pour les dieux — car la chair rôtie et dorée, crois-moi, réjouit les Immortels autant que les hommes.
- •Chevreau (ou agneau de lait) — un quartier (viande noble du festin)
- •Miel — à volonté (glaçage et douceur)
- •Thym frais — une poignée (parfum des collines)
- •Huile d'olive — un filet (matière grasse)
- •Sel marin — quelques pincées (assaisonnement)
Chevreau rôti au miel et au thym (eriphos optos)
Un quartier de chevreau lentement rôti à la broche, badigeonné de miel et de thym, qui caramélise en une croûte dorée. Le plat des noces et des banquets, à partager à la main.
Pourquoi ce plat ? Andromède a connu deux festins : la table fastueuse de son père Céphée, et son propre banquet de noces avec Persée, son sauveur. La viande rôtie au feu, glacée de miel, était le plat des grandes occasions royales que les Grecs prêtaient aux convives proches des dieux.
Approche, étranger, et prends place sur le lit qu'on t'a dressé. À la table de mon père Céphée, on ne sert point la viande à la hâte : le chevreau tourne longuement sur la braise, et de ma main je le nappe de miel et de thym des collines jusqu'à ce qu'il brille comme l'ambre. Le jour où Persée brisa mes fers et me prit pour épouse, c'est ce mets que l'on fit fumer pour les dieux — car la chair rôtie et dorée, crois-moi, réjouit les Immortels autant que les hommes.
Ingrédients (version d’époque)
- Chevreau (ou agneau de lait) — un quartier (viande noble du festin)
- Miel — à volonté (glaçage et douceur)
- Thym frais — une poignée (parfum des collines)
- Huile d'olive — un filet (matière grasse)
- Sel marin — quelques pincées (assaisonnement)
Ingrédients
- Gigot ou épaule d'agneau — 1,2 kg (viande)
- Miel liquide (thym ou toutes fleurs) — 4 c. à soupe (glaçage)
- Thym frais — 6 branches (aromate)
- Huile d'olive — 3 c. à soupe (enrobage)
- Sel, un peu de coriandre en grains — au goût (assaisonnement)
Préparation
- Frotter la viande d'huile d'olive, de sel et de thym effeuillé ; laisser reposer une heure à température ambiante.
- Saisir la pièce sur toutes ses faces (plancha, gril ou poêle bien chaude) pour colorer.
- Enfourner à 180 °C environ 1 h 15 à 1 h 30 selon l'épaisseur, en arrosant du jus.
- Dans les 20 dernières minutes, badigeonner régulièrement de miel pour former une croûte ambrée.
- Laisser reposer 10 minutes, parsemer de thym frais et servir en morceaux à partager.
Comment on faisait : Dans l'Iliade et l'Odyssée, le festin héroïque suit toujours le même rite : on rôtit la viande embrochée sur les braises, on en prélève la part des dieux, puis les convives mangent à satiété. Le miel, denrée précieuse, transformait un simple rôti en mets d'honneur.
Le twist contemporain : Dressé sur une planche d'olivier avec un trait de miel chaud au thym et quelques figues grillées, façon « table de Joppé ».
Sources : Homère, Iliade (chants des festins) et Odyssée · Andrew Dalby, Siren Feasts: A History of Food and Gastronomy in Greece (1996)
Andromède · Charactorium