Oie rôtie au miel, figues et coriandre
Une oie laquée au miel, parfumée à la coriandre et au cumin, rôtie jusqu'à la peau craquante, escortée de figues fondantes. Le plat-spectacle d'un banquet de cour.
Une oie laquée au miel, parfumée à la coriandre et au cumin, rôtie jusqu'à la peau craquante, escortée de figues fondantes. Le plat-spectacle d'un banquet de cour.
Quand mes ambassadeurs de Babylone et du Mitanni s'asseyaient à ma table, je faisais rôtir l'oie d'Amon, lustrée de miel jusqu'à ce que sa peau brille comme l'or de mes ateliers. On la parfume de coriandre et de cumin, on la couche sur des figues éclatées, et l'on verse le vin des oasis. Que l'étranger reparte sachant ceci : à la table du Soleil éblouissant, même les oiseaux sont vêtus d'or.
- •Oie grasse — une, vidée (pièce maîtresse)
- •Miel — généreusement (laque sucrée)
- •Graines de coriandre et de cumin — écrasées (parfum)
- •Figues fraîches — une corbeille (garniture)
- •Sel et oignon — au goût (assaisonnement)
Oie rôtie au miel, figues et coriandre
Une oie laquée au miel, parfumée à la coriandre et au cumin, rôtie jusqu'à la peau craquante, escortée de figues fondantes. Le plat-spectacle d'un banquet de cour.
Pourquoi ce plat ? Les grandes réceptions d'Amenhotep III, immortalisées dans la tombe de son intendant, faisaient défiler oies et canards rôtis. L'oie était l'oiseau sacré d'Amon, le dieu de Thèbes que le pharaon honora par d'immenses constructions à Karnak et Louxor.
Quand mes ambassadeurs de Babylone et du Mitanni s'asseyaient à ma table, je faisais rôtir l'oie d'Amon, lustrée de miel jusqu'à ce que sa peau brille comme l'or de mes ateliers. On la parfume de coriandre et de cumin, on la couche sur des figues éclatées, et l'on verse le vin des oasis. Que l'étranger reparte sachant ceci : à la table du Soleil éblouissant, même les oiseaux sont vêtus d'or.
Ingrédients (version d’époque)
- Oie grasse — une, vidée (pièce maîtresse)
- Miel — généreusement (laque sucrée)
- Graines de coriandre et de cumin — écrasées (parfum)
- Figues fraîches — une corbeille (garniture)
- Sel et oignon — au goût (assaisonnement)
Ingrédients
- Cuisses et magrets d'oie (ou un canard entier ~2 kg) — pour 4 (pièce maîtresse)
- Miel — 4 c. à soupe (laque sucrée)
- Graines de coriandre — 1 c. à café écrasée (parfum)
- Cumin moulu — 1 c. à café (parfum)
- Figues fraîches — 8 (garniture)
- Oignon — 1 gros (fond)
- Sel — à parfait assaisonnement (assaisonnement)
Préparation
- Frotte la volaille de sel, de coriandre et de cumin écrasés ; laisse reposer 1 heure.
- Dispose sur un lit d'oignon émincé dans un plat, enfourne à 180 °C.
- À mi-cuisson, badigeonne généreusement de miel et arrose du jus toutes les 15 minutes.
- 30 minutes avant la fin, ajoute les figues coupées en deux autour de la viande.
- Termine à 210 °C quelques minutes pour laquer la peau ; laisse reposer avant de servir avec les figues confites.
Comment on faisait : Les Égyptiens élevaient oies, canards et grues, gavés pour la table des riches (les premières scènes de gavage connues sont égyptiennes). On rôtissait à la broche au-dessus des braises ; le miel, très prisé et coûteux, servait à la fois de sucre, de conservateur et de laque festive.
Le twist contemporain : Dresse les figues rôties en couronne autour de la volaille et glisse un trait de jus de grenade dans la laque pour une brillance rubis.
Amenhotep III · Charactorium