retournerRation d'altitude : chocolat, biscuits et thé sucré
Ration d'altitude : chocolat, biscuits et thé sucré
Pourquoi ce plat ? Au-dessus de 6000 mètres, le corps réclame du sucre rapide et l'appétit s'effondre. Ang Tsering, comme tous les porteurs d'altitude, vivait alors des vivres importés par les expéditions : chocolat, biscuits, thé sucré bouillant. Cette pause sucrée au camp, c'est le visage occidental de sa vie de Sherpa, à mille lieues de la tsampa du village.
Non pas une recette mijotée mais l'assemblage réel des vivres d'expédition du XXe siècle : carrés de chocolat, biscuits secs et thé noir très sucré, l'énergie d'urgence des hommes d'altitude. On le reconstitue ici en version maison.
Là-haut, près du sommet, la faim s'en va et il ne reste que le froid. Les sahibs sortaient alors le chocolat et les biscuits de fer-blanc, et on faisait bouillir le thé qu'on sucrait beaucoup, beaucoup. On mâche un carré, on trempe un biscuit, on boit le thé brûlant : ce n'est pas la nourriture de mon village, mais c'est elle qui me donnait la force de faire le dernier pas dans la neige.
- •Chocolat noir d'expédition — une tablette (sucre rapide, énergie)
- •Biscuits secs (type biscuit de marin) — une boîte (féculent transportable)
- •Thé noir — une mesure (boisson chaude)
- •Sucre — généreusement (énergie)
Ration d'altitude : chocolat, biscuits et thé sucré
Non pas une recette mijotée mais l'assemblage réel des vivres d'expédition du XXe siècle : carrés de chocolat, biscuits secs et thé noir très sucré, l'énergie d'urgence des hommes d'altitude. On le reconstitue ici en version maison.
Pourquoi ce plat ? Au-dessus de 6000 mètres, le corps réclame du sucre rapide et l'appétit s'effondre. Ang Tsering, comme tous les porteurs d'altitude, vivait alors des vivres importés par les expéditions : chocolat, biscuits, thé sucré bouillant. Cette pause sucrée au camp, c'est le visage occidental de sa vie de Sherpa, à mille lieues de la tsampa du village.
Là-haut, près du sommet, la faim s'en va et il ne reste que le froid. Les sahibs sortaient alors le chocolat et les biscuits de fer-blanc, et on faisait bouillir le thé qu'on sucrait beaucoup, beaucoup. On mâche un carré, on trempe un biscuit, on boit le thé brûlant : ce n'est pas la nourriture de mon village, mais c'est elle qui me donnait la force de faire le dernier pas dans la neige.
Ingrédients (version d’époque)
- Chocolat noir d'expédition — une tablette (sucre rapide, énergie)
- Biscuits secs (type biscuit de marin) — une boîte (féculent transportable)
- Thé noir — une mesure (boisson chaude)
- Sucre — généreusement (énergie)
Ingrédients
- Chocolat noir 70 % — 50 g (énergie)
- Farine — 200 g (biscuits maison)
- Beurre — 80 g (biscuits)
- Sucre — 80 g (+ 2 c. à café pour le thé) (sucrant)
- Œuf — 1 (liant des biscuits)
- Thé noir — 2 c. à café pour 500 ml d'eau (boisson chaude)
Préparation
- Pour les biscuits : sabler farine, beurre et sucre, ajouter l'œuf et former une pâte.
- Étaler à 5 mm, découper des carrés, piquer à la fourchette et cuire 12 à 15 min à 180 °C jusqu'à blond doré.
- Infuser le thé noir bien fort puis le sucrer généreusement.
- Dresser sur un plateau les biscuits, les carrés de chocolat et le bol de thé sucré fumant.
- Déguster ensemble : un carré de chocolat, un biscuit trempé, une gorgée de thé.
Comment on faisait : Les grandes expéditions himalayennes du XXe siècle embarquaient des caisses de chocolat, de biscuits, de conserves et de soupes en poudre. En haute altitude, l'appétit chute et le métabolisme privilégie les sucres rapides : le chocolat et le thé très sucré devenaient un vrai carburant de survie pour les grimpeurs comme pour les porteurs sherpas.
Le twist contemporain : Reconstituer une 'ration de sommet' façon pique-nique : sachet kraft cousu, étiquette manuscrite à l'encre, chocolat cassé à la main et biscuits estampillés d'un petit drapeau de prière.
Ang Tsering · Charactorium





