Skreið — Poisson séché au vent du Nord
Du poisson maigre fendu et suspendu au vent glacé jusqu'à devenir dur comme une planche. Pour le manger, on le brise, on le trempe, puis on le pochе dans le lait avec du beurre. Salé, profondément marin, presque fumé par le vent.
Du poisson maigre fendu et suspendu au vent glacé jusqu'à devenir dur comme une planche. Pour le manger, on le brise, on le trempe, puis on le pochе dans le lait avec du beurre. Salé, profondément marin, presque fumé par le vent.
Regarde ces poissons pendus aux perches, raidis par le vent qui mord. Le givre est mon allié : il prend le poisson et le garde, sans sel ni feu, tout l'hiver durant. Quand la faim te tient, brise-en un comme on brise une branche morte, fais-le tremper jusqu'à ce qu'il s'amollisse, puis chauffe-le doucement dans le lait avec du beurre. Ce n'est pas plat de fête — c'est ce qui te tient en vie quand la nuit ne finit plus.
- •Poisson maigre (morue, lieu, aiglefin) — selon la pêche (à sécher)
- •Vent froid et sec — plusieurs semaines (agent de conservation)
- •Lait — de quoi couvrir (pochage)
- •Beurre — une noix (rondeur)
Skreið — Poisson séché au vent du Nord
Du poisson maigre fendu et suspendu au vent glacé jusqu'à devenir dur comme une planche. Pour le manger, on le brise, on le trempe, puis on le pochе dans le lait avec du beurre. Salé, profondément marin, presque fumé par le vent.
Pourquoi ce plat ? L'ancrage évoque les « poissons des rivières glaciales » de la table d'Angrboða. Dans le monde nordique, on séchait le poisson au vent froid pour traverser l'hiver — une nourriture de survie, dure comme le bois, qui ne pourrit pas. À Jötunheimr, royaume du givre, c'est la réserve qui tient les longues nuits.
Regarde ces poissons pendus aux perches, raidis par le vent qui mord. Le givre est mon allié : il prend le poisson et le garde, sans sel ni feu, tout l'hiver durant. Quand la faim te tient, brise-en un comme on brise une branche morte, fais-le tremper jusqu'à ce qu'il s'amollisse, puis chauffe-le doucement dans le lait avec du beurre. Ce n'est pas plat de fête — c'est ce qui te tient en vie quand la nuit ne finit plus.
Ingrédients (version d’époque)
- Poisson maigre (morue, lieu, aiglefin) — selon la pêche (à sécher)
- Vent froid et sec — plusieurs semaines (agent de conservation)
- Lait — de quoi couvrir (pochage)
- Beurre — une noix (rondeur)
Ingrédients
- Morue séchée non salée (stockfish) ou morue salée dessalée — 400 g (poisson de garde)
- Lait — 500 ml (pochage)
- Beurre — 30 g (rondeur)
- Poireau émincé — 1 petit (légume nordique)
- Poivre concassé — 1 pincée (relevé (option d'époque pour les riches))
Préparation
- Tremper la morue séchée dans l'eau froide 24 à 48 h, en changeant l'eau plusieurs fois (sauter cette étape si déjà réhydratée).
- Émietter ou détailler le poisson en gros morceaux.
- Faire suer le poireau au beurre dans une casserole.
- Verser le lait, porter à frémissement (sans bouillir).
- Pocher le poisson 10 à 15 min jusqu'à ce qu'il s'effeuille.
- Rectifier (le poisson est déjà salé), poivrer légèrement et servir chaud.
Comment on faisait : Le séchage au vent (skreið / stockfish) est l'une des techniques de conservation les mieux documentées du Nord : suspendu sur des claies dès le début du printemps, le poisson maigre perd son eau sans pourrir grâce au froid sec, et se garde des années. Ce fut un pilier de l'alimentation et plus tard un grand commerce d'exportation depuis la Norvège.
Le twist contemporain : En servir une version « brandade nordique » : poisson effeuillé mêlé à une purée de panais et de beurre, dressé en quenelle avec un peu d'aneth.
Sources : Daniel Serra & Hanna Tunberg, An Early Meal: A Viking Age Cookbook (ChronoCopia, 2013) · Alison Locker, The Role of Stored Fish in England and Scandinavia (recherches archéo-ichtyologiques)
Angrboða · Charactorium