retournerHenqet — bière douce d'amidonnier aux dattes
Henqet — bière douce d'amidonnier aux dattes
Pourquoi ce plat ? « Mille pains, mille bières » : la bière accompagne le pain dans toute offrande funéraire. Aux festins déposés devant les défunts que je garde, la jarre de henqet ne manque jamais — c'est la boisson des vivants comme des morts.
Une bière épaisse, troublée et peu alcoolisée, presque un porridge liquide, adoucie aux dattes. On la buvait à la paille ou filtrée, nourrissante autant que désaltérante.
Écoute-moi bien, toi qui marches encore au soleil. Cette bière, mes serviteurs la brassaient à partir des pains d'amidonnier à peine cuits, qu'ils émiettaient dans l'eau avec les dattes du palmier. On la buvait épaisse, à même la jarre, et l'on en versait pour les morts afin qu'ils n'aient jamais soif dans la nuit que je gouverne. Goûte sa douceur trouble : elle a nourri les bâtisseurs de tombeaux autant que les prêtres de mon culte.
- •Pains d'amidonnier à demi cuits — deux ou trois (amidon et levures)
- •Grains d'amidonnier germés (malt) — une bonne mesure (sucres fermentescibles)
- •Dattes mûres — une poignée (sucre et arôme)
- •Eau du Nil — une jarre (liquide)
Henqet — bière douce d'amidonnier aux dattes
Une bière épaisse, troublée et peu alcoolisée, presque un porridge liquide, adoucie aux dattes. On la buvait à la paille ou filtrée, nourrissante autant que désaltérante.
Pourquoi ce plat ? « Mille pains, mille bières » : la bière accompagne le pain dans toute offrande funéraire. Aux festins déposés devant les défunts que je garde, la jarre de henqet ne manque jamais — c'est la boisson des vivants comme des morts.
Écoute-moi bien, toi qui marches encore au soleil. Cette bière, mes serviteurs la brassaient à partir des pains d'amidonnier à peine cuits, qu'ils émiettaient dans l'eau avec les dattes du palmier. On la buvait épaisse, à même la jarre, et l'on en versait pour les morts afin qu'ils n'aient jamais soif dans la nuit que je gouverne. Goûte sa douceur trouble : elle a nourri les bâtisseurs de tombeaux autant que les prêtres de mon culte.
Ingrédients (version d’époque)
- Pains d'amidonnier à demi cuits — deux ou trois (amidon et levures)
- Grains d'amidonnier germés (malt) — une bonne mesure (sucres fermentescibles)
- Dattes mûres — une poignée (sucre et arôme)
- Eau du Nil — une jarre (liquide)
Ingrédients
- Pain d'épeautre rassis — 300 g (amidon et levures)
- Malt d'orge concassé — 200 g (sucres fermentescibles)
- Dattes dénoyautées — 150 g (sucre et arôme)
- Eau — 2 litres (liquide)
- Levure de bière (à défaut de levures sauvages) — 1 sachet (fermentation)
Préparation
- Émietter le pain dans l'eau tiède avec le malt et les dattes écrasées.
- Chauffer doucement à 65 °C pendant 1 h pour convertir les amidons (sans bouillir).
- Filtrer à travers une étamine pour retirer la mouture.
- Laisser tiédir, ajouter la levure et couvrir d'un linge.
- Laisser fermenter 3 à 4 jours dans un lieu frais, puis filtrer à nouveau et boire frais (bière très peu alcoolisée).
Comment on faisait : Les égyptologues ont longtemps cru qu'on émiettait simplement du pain ; les analyses de Delwen Samuel ont montré un vrai maltage et un chauffage maîtrisé. La bière était trouble, nutritive, peu alcoolisée — boisson de tous, jusqu'aux enfants en version très légère.
Le twist contemporain : Servir en petite jarre de grès avec une paille de roseau, comme sur les fresques de tombes — un « ancestral ale » à partager.
Sources : Delwen Samuel, « Brewing and baking », in Ancient Egyptian Materials and Technology (Cambridge, 2000) · Pierre Tallet, La cuisine des pharaons (Actes Sud)
Anubis · Charactorium





