Hydromel des serments
Une boisson dorée et douce née de la fermentation du miel dans l'eau. Sucrée puis vive à mesure qu'elle vieillit, parfumée parfois de genièvre, c'est l'ancêtre germanique du vin, bue à la corne lors des serments et des fêtes.
Une boisson dorée et douce née de la fermentation du miel dans l'eau. Sucrée puis vive à mesure qu'elle vieillit, parfumée parfois de genièvre, c'est l'ancêtre germanique du vin, bue à la corne lors des serments et des fêtes.
Lève la corne, étranger. On ne devient pas l'homme d'un roi par des mots seuls — on boit avec lui, et la parole tient. Ceci est le miel de nos forêts noyé dans l'eau de source, qu'on laisse travailler tout seul jusqu'à ce qu'il morde la langue. Le Romain a son vin de raisin ; nous, nous avons celui des abeilles. Bois lentement : il est doux comme la victoire et, comme elle, il monte vite à la tête.
- •Miel — une part pour trois d'eau (sucre à fermenter)
- •Eau de source — trois parts (base)
- •Baies de genièvre — une poignée (parfum (facultatif))
Hydromel des serments
Une boisson dorée et douce née de la fermentation du miel dans l'eau. Sucrée puis vive à mesure qu'elle vieillit, parfumée parfois de genièvre, c'est l'ancêtre germanique du vin, bue à la corne lors des serments et des fêtes.
Pourquoi ce plat ? Chez les peuples germaniques, on ne jure pas fidélité à un roi les mains vides : on vide une coupe avec lui. L'hydromel — vin de miel — était la boisson noble des chefs wisigoths. Alaric en faisait couler pour cimenter l'alliance de ses guerriers avant de marcher sur Rome.
Lève la corne, étranger. On ne devient pas l'homme d'un roi par des mots seuls — on boit avec lui, et la parole tient. Ceci est le miel de nos forêts noyé dans l'eau de source, qu'on laisse travailler tout seul jusqu'à ce qu'il morde la langue. Le Romain a son vin de raisin ; nous, nous avons celui des abeilles. Bois lentement : il est doux comme la victoire et, comme elle, il monte vite à la tête.
Ingrédients (version d’époque)
- Miel — une part pour trois d'eau (sucre à fermenter)
- Eau de source — trois parts (base)
- Baies de genièvre — une poignée (parfum (facultatif))
Ingrédients
- Miel — 350 g (sucre à fermenter)
- Eau de source — 1 litre (base)
- Levure (à hydromel ou à pain bio) — 1 pincée (fermentation)
- Baies de genièvre — 6 baies (parfum (facultatif))
Préparation
- Fais tiédir l'eau (pas bouillante) et dissous-y le miel jusqu'à obtenir un liquide homogène.
- Laisse refroidir à température ambiante, ajoute les baies de genièvre puis la levure.
- Verse dans une bouteille ou un bocal propre, ferme avec un barboteur (ou un ballon percé d'une aiguille pour laisser sortir le gaz).
- Laisse fermenter à l'abri de la lumière 2 à 4 semaines, jusqu'à ce que les bulles cessent.
- Filtre et mets en bouteille ; goûte : plus on attend, plus il devient sec et fort.
- Note pour le public scolaire : présenter la fabrication, déguster en version simplement infusée et non alcoolisée pour les enfants.
Comment on faisait : L'hydromel précède le vin chez les peuples du Nord, là où la vigne ne pousse pas. Il se faisait sans matériel : du miel, de l'eau, et les levures sauvages présentes dans l'air et le miel suffisaient à lancer la fermentation. La corne à boire, passée de main en main, faisait du partage de l'hydromel un acte social et juridique autant que festif.
Le twist contemporain : Servi frais dans un gobelet en grès, avec une lichette de miel sur le bord façon « corne du serment » — ou en version pétillante non alcoolisée pour les plus jeunes.
Alaric Ier · Charactorium