Coings au miel et au thym
Des quartiers de coing pochés longuement dans un miel parfumé au thym jusqu'à devenir ambrés et translucides. Acidulés, floraux, ils se gardaient des mois — douceur de garde et symbole d'amour.
Des quartiers de coing pochés longuement dans un miel parfumé au thym jusqu'à devenir ambrés et translucides. Acidulés, floraux, ils se gardaient des mois — douceur de garde et symbole d'amour.
Connais-tu mon fruit, le coing doré, dur et parfumé ? Solon le sage voulut que chaque épousée en mordît un avant la nuit de noces, pour que les premiers mots échangés sur la couche fussent doux comme son arôme. Trop âpre cru, il faut l'apprivoiser : mes servantes le faisaient mijoter des heures durant dans le miel et le thym, jusqu'à ce qu'il rougeoie comme le couchant. Ainsi gardé dans sa jarre, il bravait l'hiver — et te rappelait, au cœur des froids, que l'amour aussi se conserve.
- •Coings — plusieurs fruits mûrs (base)
- •Miel — à couvrir (conservateur et sucrant)
- •Eau de source — ce qu'il faut (sirop)
- •Thym frais — quelques branches (parfum)
Coings au miel et au thym
Des quartiers de coing pochés longuement dans un miel parfumé au thym jusqu'à devenir ambrés et translucides. Acidulés, floraux, ils se gardaient des mois — douceur de garde et symbole d'amour.
Pourquoi ce plat ? Le coing était le fruit d'Aphrodite par excellence : selon une loi attribuée à Solon, la jeune épousée en croquait un avant d'entrer dans la chambre nuptiale, pour que sa parole reste douce. Confit dans le miel, il traversait l'hiver sous la protection de la déesse.
Connais-tu mon fruit, le coing doré, dur et parfumé ? Solon le sage voulut que chaque épousée en mordît un avant la nuit de noces, pour que les premiers mots échangés sur la couche fussent doux comme son arôme. Trop âpre cru, il faut l'apprivoiser : mes servantes le faisaient mijoter des heures durant dans le miel et le thym, jusqu'à ce qu'il rougeoie comme le couchant. Ainsi gardé dans sa jarre, il bravait l'hiver — et te rappelait, au cœur des froids, que l'amour aussi se conserve.
Ingrédients (version d’époque)
- Coings — plusieurs fruits mûrs (base)
- Miel — à couvrir (conservateur et sucrant)
- Eau de source — ce qu'il faut (sirop)
- Thym frais — quelques branches (parfum)
Ingrédients
- Coings — 4 fruits (base)
- Miel — 300 g (sirop et conservateur)
- Eau — 400 ml (sirop)
- Thym frais — 3 branches (parfum)
- Jus d'un demi-citron — 1/2 (éviter l'oxydation, relever l'acidité)
Préparation
- Peler les coings, les couper en quartiers, retirer le cœur ; les arroser de jus de citron.
- Dans une casserole, porter à frémissement le miel, l'eau et le thym.
- Y plonger les coings et laisser mijoter à feu doux 1 h à 1 h 30, jusqu'à ce qu'ils deviennent tendres et ambrés.
- Laisser refroidir dans le sirop : la couleur fonce encore en rougeoyant.
- Conserver les quartiers immergés dans leur miel, dans un bocal fermé, au frais.
Comment on faisait : Le coing, trop âpre pour être mangé cru, était systématiquement cuit dans le miel par les Grecs et les Romains (le melimelon — « pomme au miel » — a donné notre mot « marmelade »). Le confisage au miel servait à conserver les fruits d'automne pour l'hiver, avant toute réfrigération.
Le twist contemporain : Servir un quartier de coing ambré sur un yaourt grec épais, éclats de pistache et un trait de son sirop au thym.
Aphrodite · Charactorium