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Les poires confites au miel et au vin cuit
Pourquoi ce plat ? Pour garder les fruits des vergers de Gaule au-delà de l'automne, on les confisait dans le miel et le vin réduit (defrutum), technique héritée de Rome. Sur la table royale de Clotilde, ces poires sucrées prolongeaient le goût des récoltes burgondes jusqu'au cœur de l'hiver.
Des poires fermes mijotées dans du vin cuit et du miel, parfumées de quelques épices. Le sucre du miel et l'acidité du vin les conservent longtemps, et leur sirop sombre les nappe d'un goût profond.
Les poires de nos vergers ne durent qu'une saison, aussi les gardions-nous dans le miel et le vin réduit, comme les Romains nous l'avaient appris. On les laissait confire tout doux jusqu'à ce qu'elles boivent le sirop et deviennent sombres comme l'ambre. Au cœur de l'hiver, quand le verger dort sous le givre, une telle douceur réjouit la table mieux que l'or. Goûtez-en, et souvenez-vous de l'été passé.
- •Poires fermes — quelques-unes (fruit à confire)
- •Miel — une bonne part (conservateur sucré)
- •Vin cuit (defrutum) — une mesure (réduction acidulée)
- •Coriandre et cumin en grain — une pincée (épices)
Les poires confites au miel et au vin cuit
Des poires fermes mijotées dans du vin cuit et du miel, parfumées de quelques épices. Le sucre du miel et l'acidité du vin les conservent longtemps, et leur sirop sombre les nappe d'un goût profond.
Pourquoi ce plat ? Pour garder les fruits des vergers de Gaule au-delà de l'automne, on les confisait dans le miel et le vin réduit (defrutum), technique héritée de Rome. Sur la table royale de Clotilde, ces poires sucrées prolongeaient le goût des récoltes burgondes jusqu'au cœur de l'hiver.
Les poires de nos vergers ne durent qu'une saison, aussi les gardions-nous dans le miel et le vin réduit, comme les Romains nous l'avaient appris. On les laissait confire tout doux jusqu'à ce qu'elles boivent le sirop et deviennent sombres comme l'ambre. Au cœur de l'hiver, quand le verger dort sous le givre, une telle douceur réjouit la table mieux que l'or. Goûtez-en, et souvenez-vous de l'été passé.
Ingrédients (version d’époque)
- Poires fermes — quelques-unes (fruit à confire)
- Miel — une bonne part (conservateur sucré)
- Vin cuit (defrutum) — une mesure (réduction acidulée)
- Coriandre et cumin en grain — une pincée (épices)
Ingrédients
- Poires fermes (type conférence) — 6 (fruit)
- Miel — 100 g (sirop conservateur)
- Vin rouge — 50 cl (à réduire en vin cuit)
- Graines de coriandre — 1 c. à café (épice)
- Une pincée de cumin — 1 pincée (épice)
- Trait de vinaigre — 1 c. à soupe (acidité de conservation)
Préparation
- Réduire le vin de moitié à feu doux pour obtenir un « vin cuit » sirupeux.
- Y ajouter le miel, les graines de coriandre, le cumin et le vinaigre.
- Peler les poires (les laisser entières ou en moitiés) et les pocher dans ce sirop 25 à 35 minutes, jusqu'à ce qu'elles soient tendres et colorées.
- Laisser refroidir dans le sirop ; conserver au frais dans un bocal, immergées, plusieurs jours.
- Servir tièdes ou froides, nappées de leur sirop réduit.
Comment on faisait : Les Romains, puis les cuisines médiévales, conservaient les fruits dans le miel ou le defrutum (moût de raisin réduit), à la fois sucrant et antiseptique naturel. Apicius décrit ainsi la conservation des fruits et des viandes. Le sucre étant inconnu, le miel et le vin réduit étaient les seuls moyens de garder une douceur jusqu'à la mauvaise saison.
Le twist contemporain : Dressez une poire luisante par assiette, nappée de son sirop pourpre, avec un éclat de fromage frais : un dessert « vin chaud » d'inspiration mérovingienne.
Sources : Apicius, De re coquinaria (conservation des fruits) · Columelle, De re rustica (defrutum et sapa)
Clotilde · Charactorium





