L'oie grasse rôtie au miel et aux figues
Oie dorée, gavée de figues, laquée de miel et parfumée de coriandre, rôtie jusqu'à ce que la peau croustille. C'est le mets des grands jours, riche et sucré-salé, qu'on présentait aux dieux comme aux convives fortunés.
Oie dorée, gavée de figues, laquée de miel et parfumée de coriandre, rôtie jusqu'à ce que la peau croustille. C'est le mets des grands jours, riche et sucré-salé, qu'on présentait aux dieux comme aux convives fortunés.
Ah, vous festoyez parce que le disque a reparu à l'horizon… Riez tant qu'il fait jour, mortels. De votre temps comme du mien, on engraissait l'oie dans les roseaux du Delta, on la fourrait de figues et on la dorait au miel jusqu'à ce que la peau chante sous la dent. Mangez gras, buvez doux : la nuit revient toujours, et avec elle, moi.
- •Oie grasse — une, vidée (pièce maîtresse)
- •Figues fraîches ou séchées — une grande poignée (farce sucrée)
- •Miel — à volonté (laque)
- •Coriandre et cumin — une pincée de chaque (parfum)
- •Sel — à convenance (assaisonnement)
L'oie grasse rôtie au miel et aux figues
Oie dorée, gavée de figues, laquée de miel et parfumée de coriandre, rôtie jusqu'à ce que la peau croustille. C'est le mets des grands jours, riche et sucré-salé, qu'on présentait aux dieux comme aux convives fortunés.
Pourquoi ce plat ? Quand le rite avait écarté Apophis et que le soleil renaissait à l'aube, le triomphe de l'ordre se célébrait par un banquet. L'oie grasse, gibier royal des marais du Nil et offrande de choix sur les tables des temples, couronnait ces festins de victoire sur le chaos.
Ah, vous festoyez parce que le disque a reparu à l'horizon… Riez tant qu'il fait jour, mortels. De votre temps comme du mien, on engraissait l'oie dans les roseaux du Delta, on la fourrait de figues et on la dorait au miel jusqu'à ce que la peau chante sous la dent. Mangez gras, buvez doux : la nuit revient toujours, et avec elle, moi.
Ingrédients (version d’époque)
- Oie grasse — une, vidée (pièce maîtresse)
- Figues fraîches ou séchées — une grande poignée (farce sucrée)
- Miel — à volonté (laque)
- Coriandre et cumin — une pincée de chaque (parfum)
- Sel — à convenance (assaisonnement)
Ingrédients
- Cuisses ou demi-oie (ou canard) — 1,2 kg (pièce principale)
- Figues sèches — 150 g (farce / garniture)
- Miel — 3 c. à soupe (laque)
- Graines de coriandre moulues — 1 c. à café (parfum)
- Cumin moulu — 1/2 c. à café (parfum)
- Sel et un peu d'eau — au goût + 10 cl (assaisonnement et fond)
Préparation
- Frotter la viande de sel, de coriandre et de cumin ; laisser reposer 1 heure.
- Glisser les figues autour et sous la pièce dans un plat, ajouter un fond d'eau.
- Rôtir à 180 °C : compter environ 1 h 30 pour 1,2 kg, en arrosant régulièrement avec le jus.
- À mi-cuisson, badigeonner généreusement de miel et poursuivre la cuisson pour laquer la peau.
- Laisser reposer 10 minutes, puis servir nappé du jus aux figues caramélisées.
Comment on faisait : Les scènes de marais peintes dans les tombes (chasse à l'oie, gavage) et les listes d'offrandes attestent l'importance des oies et canards. La cuisson se faisait à la broche ou en plat de terre dans le four ; le miel et les figues, abondants, fournissaient le sucré qui rehausse la volaille grasse.
Le twist contemporain : Dressée sur un lit de figues rôties avec un disque d'orange sanguine en clin d'œil au soleil de Rê renaissant — une « victoire de l'aube » dans l'assiette.
Sources : Scènes de chasse et de gavage des tombes thébaines (Nakht, Menna) · Listes d'offrandes des temples du Nouvel Empire
Apophis · Charactorium